L'APOTRE MARC
Marc né Jean surnommé
Marcus, est un des premiers convertis au christianisme
et à l'évangélisation de l'Empire romain
par l'apôtre
Pierre. Il est disciple
évangéliste
des apôtres Pierre et Paul et l'auteur de l'Évangile selon Marc du Nouveau
Testament.
Son Évangile est le second
du Nouveau Testament et le premier des trois évangiles dits « synoptiques »
avec l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Luc.
Il est né Jean, dans la province romaine de Cyrénaïque.
Ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus.
Il est un des premiers convertis au christianisme
et à l'évangélisation de l'Empire romain
par l'apôtre
Pierre. D'après Papias de Hiéropolis, il était l'interprète
de Pierre.
Il devient le disciple
de l'apôtre évangéliste Paul de Tarse qu'il suit avec son cousin Barnabé
dans le premier voyage de Paul dans les parties grecques
et d'Asie mineure
de l'Empire romain
(Antioche…).
Puis il part évangéliser l'île de Chypre
avec son cousin Barnabé.
Il devient ensuite le disciple, le
secrétaire et le compagnon inséparable de l'apôtre Pierre avec qui il
évangélise les juifs
de Judée.
Puis il l'accompagne vers 41 avec Paul et Luc (…) dans un voyage pour évangéliser la
capitale de l'Empire romain : Rome sous le règne de l'empereur Claude Ier où il est
l'interprète en latin
de Pierre et où il participe aux travaux apostoliques de celui-ci. Il
évangélise et convertit les païens de Rome, leur explique la culture juive, traduit les
écrits bibliques araméen et hébraïque
en latin
et rédige le second évangile sous la dictée des souvenirs de
Pierre aux alentours de 65
durant la captivité puis le martyre de Paul par les autorités romaines.
Il quitte l'Italie pour
retourner évangéliser dans la Pentapole et en Égypte
où il devient le premier évêque d'Alexandrie. Il fonde l'Église chrétienne orthodoxe (Église
chrétienne d'Orient et de la partie grecque de l'Empire romain) à Alexandrie en
Égypte dont il devient le premier pape.
Il est capturé et martyrisé par les idolâtres
irrités de ses nombreuses conversions et mort en martyr de la chrétienté
en 67. Ses reliques furent
conservées dans une petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie où il avait
souffert le martyre.
En 828, la ville de Venise en Italie se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour
la protéger pour remplacer saint
Théodore et rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se
débrouillent pour aller voler ses reliques dans la petite chapelle où elle se trouve depuis sa
mort. La basilique Saint-Marc de Venise est
spécialement construite pour l'occasion et il devient ainsi le saint patron de Venise avec son
lion comme symbole
de la ville. Marc était venu évangéliser la région par bateau et avait fait
naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à Venise. Un ange lui était apparu et
lui avait alors dit ces mots : Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu
trouveras ici le repos.
Il est symbolisé
par un lion
d'après l'un des premiers versets de son évangile :
« Une voix rugit dans le
désert... »
— Mc 1,3
Les quatre évangélistes sont représentés
sous formes allégoriques du tétramorphe :
l'ange
pour saint Matthieu, l'aigle
pour saint Jean, le taureau
pour saint Luc
et le lion
pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète
de l'Ancien Testament Ezéchiel
et par la description des quatre
Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.
Le Saint et glorieux Apôtre
Marc, appelé aussi Jean, était fils d'une pieuse femme de Jérusalem, Marie, qui
offrait sa maison aux disciples des Apôtres pour leurs réunions de prières.
Saint Pierre s'y rendait souvent et prit en affection le jeune Marc, qu'il
instruisit dans la foi et qu'il baptisa, le considérant comme son fils. Il
était aussi cousin du Saint Apôtre Barnabé, que celui-ci prit avec lui
lorsqu'il partit pour Antioche en compagnie de Saint Paul. Pendant ces voyages
d'évangélisation, Marc assistait humblement les deux prédicateurs, pourvoyant à
leurs besoins matériels et assimilant leur enseignement.
Parvenu à Pergé de Pamphylie, Marc fut saisi
de crainte devant les difficultés de la mission, et se sépara de Paul et
Barnabé pour retourner à Jérusalem. Saint Paul semble avoir été froissé de
cette séparation, aussi, quand ils le retrouvèrent à Antioche, il se refusa à
emmener : « celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n'avait pas été à
l'oeuvre avec eux » La discussion s'échauffa et Barnabé décida de s'embarquer
pour Chypre avec Marc, alors que Paul partait avec Silas pour évangéliser
Dix ans plus tard, on retrouve Saint Marc à
Rome, en compagnie d'Aristarque et de Jésus le Juste, pour assister Paul dans
sa captivité. De là il partit avec la bénédiction du Grand Apôtre pour visiter
les Chrétiens de Colosses. Lors de sa seconde captivité, Paul écrivant à
Timothée, lui recommande d'amener Marc avec lui : «Car il m'est précieux pour
le ministère» assure-t-il .C'est aussi vers l'an 65 que Marc retrouva Saint
Pierre à Rome, au moment où les deux Coryphées allaient subir leur martyre.
L'éclat de l'enseignement de Saint Pierre avait brillé tellement dans l'esprit
des nouveaux convertis de Rome qu'ils supplièrent Marc de mettre par écrit
cette doctrine divine. Confirmé par une révélation divine, et avec l'accord de
Pierre, il se mit à l'uvre et rédigea de manière brève, simple, populaire et
pleine de vie un résumé des actes et des paroles du Sauveur, conforme à la
prédication du Coryphée des Apôtres. Sans se préoccuper de la présentation
littéraire ni de répondre à toutes les questions que pouvaient se poser les
fidèles, il écrivit tout ce qui est utile au Salut et à la connaissance du Fils
de Dieu fait homme, et rien de plus .
Une fois cette oeuvre achevée, Saint Pierre l'envoya en Egypte pour y porter
Lorsqu'il aborda à Alexandrie, la sandale de
Marc, usée par la marche, s'étant rompue, il la donna à racommoder à un
savetier nommé Anien. Celui-ci, frappé par l'éclat extraordinaire qui se
dégageait du visage de l'Apôtre, laissa échapper son aiguille et se perça le
doigt, en s'écriant : « Un seul Dieu ! » Saint Marc le guérit de sa blessure et
saisit cette occasion pour l'instruire sur la vérité du seul Dieu devenu homme
pour notre salut. Anien écouta avec attention ces paroles de vie et, après
avoir fait baptiser toute sa maison, il quitta sa profession et tout
attachement au monde pour devenir le plus étroit collaborateur de l'Apôtre.
Dans cette immense cité, métropole du
paganisme et de la culture hellénique, la parole de l'Apôtre, simple et
dépourvue des ornements futiles de la rhétorique, retentissait comme un
tonnerre, et ses miracles confirmaient la prophétie du Psaume disant : « Le
Seigneur mettra la parole dans la bouche de ceux qui annoncent
La semence évangélique commençant donc à
germer, Marc organisa les premières institutions liturgiques de l'Eglise
d'Egypte, ordonna Anien Evêque d'Alexandrie avec pour le seconder trois Prêtres
: Milée, Sabin et Cerdon, sept Diacres et onze autres Clercs de rang inférieur,
puis il continua ses missions vers l'Ouest.
D'Alexandrie il se rendit à Mendession et y
délivra du démon un enfant aveugle. Les parents de l'enfant, au comble de la
joie, lui offrirent une forte somme d'argent, mais Marc la refusa, en disant
que la grâce de Dieu ne s'échange pas pour de l'argent, et il leur recommanda
de le distribuer en aumônes. Un nombre considérable de païens s'étant convertis
à la suite de ce miracle, Marc fonda dans cette cité une Eglise et ordonna un
Evêque, des Prêtres et des Diacres, puis il continua son voyage vers Cyrène de
Pentapole, où il délivra nombre de païens des ténèbres de l'idolâtrie. Il alla
ensuite évangéliser
De là, Saint Marc passa en Marmorique,
répandant sur son passage la lumière de l'Evangile. Une nuit le Seigneur lui
apparut en vision et lui ordonna de retourner à Alexandrie pour y achever sa
mission. Malgré les pleurs et les supplications des nouveaux convertis qui
voulaient retenir leur père et sauveur, l'Apôtre, confirmé par une nouvelle
vision lui annonçant qu'il devrait sceller sa mission par la gloire du martyre,
s'embarqua pour Alexandrie, où il put admirer les progrès de l'évangélisation
pendant ses deux années d'absence.
Toutefois les païens et les Juifs ne
pouvaient supporter les succès remportés par le disciple du Christ et, grinçant
des dents, ils cherchaient une occasion de le perdre. Une année où la
célébration de Pâques coïncidait avec la fête du dieu Sérapis, fête que les
païens d'Alexandrie avaient coutume de célébrer par d'ignobles dérèglements,
ils se précipitèrent sur le Saint, au moment où il célébrait
Les païens voulurent brûler son corps, mais
un violent orage les mit en fuite et permit aux Chrétiens de l'enlever et de le
déposer dans un rocher creux. Par la suite, on construisit une église au-dessus
du tombeau du Saint Apôtre à Boucole , qui devint le haut lieu de la piété des
Chrétiens d'Alexandrie. Au IXe siècle, le corps de Saint Marc fut transporté à
Venise, dans la fameuse basilique qui lui est dédiée.

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