SOYONS LIBRES DE TOUT JOUG RELIGIEUX 3
Soyons libres de tout joug religieux dominateur et marchons dans la liberté de l'Esprit
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Ne vous y trompez pas, ce n'est pas le Seigneur qui va pourvoir, parce que ce n'est pas son plan, ce sont les brebis qui vont pourvoir ! Malheureusement les chrétiens ont souvent peu de discernement à ce sujet car ils ne connaissent pas suffisamment la Parole. Les chrétiens, j'ai remarqué, donnent généreusement. Quand on les presse de donner, ils donnent au lieu de prendre un peu de recul. J'ai été dans ce cas-là, je me suis fait tondre par un grand évangéliste international pendant des années. C'étaient des appels, des hurlements à chaque fois : « Ah, cher frère ! Vite, vite, sinon l'œuvre du Seigneur va s'écrouler, il me faut tant de millions de dollars pour une école biblique avec café-bar, etc… pour mille étudiants, il y va du salut du monde, etc… Il me faut tant, cela fait tant par personne, allez, mille euros, deux mille euros, trois mille euros ! » Moi, je le faisais, heureux de servir le Seigneur jusqu'à ce que le Seigneur me dise : « Stop ! Cela suffit, ce n'est pas ma volonté ! »
Ce n'est pas de cette manière que les premiers apôtres ont évangélisé le monde connu de l'époque. C'est à genoux, en priant et en jeûnant et en criant au Seigneur pour que les âmes se convertissent, et en criant au Seigneur pour que les chrétiens soient remplis du Saint-Esprit avec signes, prodiges et miracles, et ils évangélisaient sans relâche, et en quelques années toute la Méditerranée a été gagnée au Seigneur, sans fax, sans radio, sans Internet, sans télévision, sans mégaphone, sans rien d'autre que la puissance du Saint-Esprit, approuvée par des signes, des miracles et des prodiges. Nous avons perdu, nous, dans nos pays occidentaux, cet esprit de réveil-là. Nous comptons sur des moyens humains et une organisation humaine. Je sais qu'il y en a qui vont m'accuser de prêcher la rébellion mais ce n'est pas du tout le cas, je prêche la Parole du Seigneur, elle doit être reçue dans un esprit de soumission. Si elle produit la liberté en vous, elle ne va pas produire la rébellion, elle va produire simplement l'humiliation devant Dieu.
Dans Jérémie, au chapitre 5, et au verset 26, nous lisons : « Il se trouve parmi mon peuple des méchants (les méchants sont les oppresseurs, ceux qui mettent un joug sur les brebis). Ils épient comme l'oiseleur qui dresse des pièges, ils tendent des filets et prennent des hommes. Comme une cage est remplie d'oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c'est ainsi qu'ils deviennent puissants et riches. Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint ; ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l'orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas droit aux indigents. Ne châtierais-je pas ces choses-là, dit l'Eternel, ne me vengerais-je pas d'une pareille nation ? Des chose horribles, abominables, se font dans le pays. Les prophètes prophétisent avec fausseté, les sacrificateurs dominent sous leur conduite, et mon peuple prend plaisir à cela. Que ferez-vous à la fin ? » dit le Seigneur.
Au lieu de comprendre que cela n'allait pas, le peuple prenait plaisir et se disait : Ah ! C'est merveilleux ! Qu'est-ce qu'on est bien dirigé ! Tout va bien ! On a des dirigeants super, ils font des projets formidables, ça marche, ça tourne ! En réalité, cela se faisait par la domination et le mensonge. Ce sont des choses vraiment sérieuses dont on parle ce soir, parce que nous les voyons partout autour de nous à l'heure actuelle.
Dans l'épitre aux Galates, l'apôtre Paul secoue les Galates parce qu'ils s'étaient remis sous le joug, et il dit (chapitre 2, verset 2) : « Je leur exposai l'Evangile que je prêche parmi les païens… » Ainsi quatorze ans après avoir reçu la révélation directe par Jésus-Christ, voilà Paul conduit par Dieu pour aller à Jérusalem parler aux grands apôtres du début. Il n'avait cependant pas pris la peine pendant ces quatorze ans d'aller trouver les apôtres pour leur dire ce qu'il faisait. Vous voyez, l'organisation de l'église, ce n'était pas celle d'aujourd'hui. Quatorze ans après, il y va et il leur expose l'Evangile qu'il avait reçu de Jésus. « …l'Evangile que je prêche parmi les païens, je l'exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés (c'est un peu presque ironique) afin de ne pas courir ou avoir couru en vain. Mais Tite qui était avec moi et qui était Grec, ne fut même pas contraint de se faire circoncire. Et cela à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir. » Voilà les hommes religieux, ils étaient là, ils s'étaient glissés dans le troupeau et ils essayaient d'asservir ceux qui venaient d'être libérés, en leur mettant dessus des règles : tu vas faire ceci, tu ne vas pas faire cela, il faut te faire circoncire, il faut que tu fasses ceci, pas cela, etc… toute une série de règlements religieux qui pesaient sur le troupeau.
Vous
pouvez avoir une impression de liberté, mais dans la pratique, c'est
une forme de domination qui régit l'église ou beaucoup d'églises. Même
si nous proclamons : « nous sommes libres en Christ, tout est bien,
nous nous aimons », dans la pratique, comment cela se passe-t-il,
est-ce que la liberté en Christ règne vraiment ? Paul se sentait libre
de faire ce que le Seigneur lui demandait de faire, mais c'était le
Seigneur qui lui demandait, ce n'était pas lui qui le faisait.
« … nous leur résistâmes… » Au verset 5, il dit : « Nous ne leur cédâmes pas un instant… » Il exerçait son autorité et sa liberté pour résister à ces faux frères qui venaient essayer de mettre le joug. Il discernait si c'était le cas et il leur résistait en face dans l'amour, pas avec les méthodes de l'ennemi comme tyran, mais il leur disait : Mon frère, tu te trompes et tu ne vas pas m'avoir là-dessus. Maintenant si tu n'es pas d'accord, tu fais ton travail de ton côté, moi je le fais du mien, mais on ne peut pas collaborer sur ces bases. Je n'accepte pas que tu mettes sur moi ce joug-là alors que le Seigneur te montre que tu es en train d'en mettre sur tes brebis.
« Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences (vous voyez, ils arrivaient en disant : on exige que !…), afin que la vérité de l'Evangile soit maintenue parmi vous. » Verset 11 : « Et quand Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face parce qu'il était répréhensible. » Où sont ces apôtres, aujourd'hui, qui osent publiquement résister à un frère parce qu'il est en train de faire quelque chose de répréhensible ? D'ailleurs c'était à quel propos ? Il était allé manger avec les païens quand Paul ou les autres n'étaient pas là, et quand ceux-ci sont arrivés, il n'osait plus manger avec les païens ! C'était bien de l'hypocrisie ! Cela n'a l'air de rien, mais aujourd'hui des choses bien pires que cela se déroulent. Paul, en face, lui dit : Pierre, qu'est-ce que ces méthodes ? Tu commences, toi aussi, à pousser les chrétiens à judaïser, à se comporter avec les règles des Juifs dont nous avons été libérés par Jésus ! Et Pierre s'est humilié, il a dit : D'accord, mon frère, mon bien-aimé frère Paul, tu as raison, tu as raison !
Les vrais serviteurs du Seigneur sont les modèles du troupeau qui n'ont qu'un objet en tête : édifier les brebis, les faire grandir pour qu'elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux et non pas l'inverse : les faire grandir pour qu'elles soient de plus en plus dépendantes d'eux ! Un ministère a réussi quand il est arrivé à édifier une brebis pour qu'ensuite il puisse la laisser entre les mains du Seigneur avec confiance. Voilà le vrai serviteur du Seigneur, parce qu'il sait que nous sommes tous prédestinés à être semblables à l'image de Jésus. Il sait que le frère ou la sœur qu'il est en train d'édifier est prédestiné à être semblable à Christ. Il n'y a pas d'intermédiaire entre les brebis et Christ. Le serviteur de Dieu n'est jamais un intermédiaire supplémentaire, une caste à part qui va recevoir de Dieu sa pensée et la transmettre, et les autres devront suivre comme un seul homme. Cela, c'est le système religieux humain.
Le modèle du Seigneur, ce sont des hommes qui ont été appelés à un ministère particulier pour recevoir, par les dons reçus du Seigneur, la capacité de faire grandir les brebis, de les exhorter, de les édifier, de les aider, pour qu'elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux. Le Seigneur est pour l'autonomie complète en Christ : autonomie des groupes de prière, autonomie des églises, autonomie des chrétiens, en Christ, dans son corps à lui, dirigés par son Esprit. Ce sont des modèles qui édifient les brebis.
Dans 1 Pierre 5, au verset 1, Pierre dit : « Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux. » Il était apôtre, un des principaux comme dit Paul. Il avait connu Jésus dès le début. Le tout premier à être appelé, c'était lui. Vous voyez comment il se considère : moi, ancien comme vous, j'exhorte les anciens à faire ceci et cela. Il ne leur dit pas : en vertu de l'autorité que j'ai, je vous demande de faire cela et je vous commande de faire cela et j'exige que et si vous ne le faites pas … Ou bien : vous ne pouvez rien faire sans ma permission ! Non, il dit : Je vous exhorte…
« Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte (par domination, en mettant un joug), mais volontairement, non pour un gain sordide, mais avec dévouement (comme un serviteur), non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » Le modèle, c'est celui qui est le premier en tout. Le premier, pas au sens des hommes, mais qui cherche avant tout l'humilité, le premier à prier, le premier à jeûner, le premier à intercéder, le premier à faire du bien, le premier à rechercher le Seigneur pour ses brebis ou les brebis du Seigneur qui lui ont été confiées. « Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens… » mais dans la liberté !
La
soumission avec l'Esprit de Christ, ce n'est pas le fait d'obéir
aveuglément à tout ce qu'on nous demande, dans la crainte que si on ne
le fait pas on va ramasser un coup. La soumission c'est simplement une
attitude de cœur qui fait dire : Je ne suis pas là pour mettre la
pagaille, je ne suis pas là pour montrer un esprit de rébellion, je
suis là simplement pour être un exemple de ce que Christ doit être,
plein d'amour.
Et s'il y a un ancien qui est animé par un esprit qui n'est pas du Seigneur, un ancien autoritaire, je vais me lever devant lui, publiquement si c'est nécessaire, et je lui dirai avec amour : « Mon frère, ce que tu fais n'est pas du Seigneur, mais le Seigneur sait qu'il n'y a dans mon cœur ni critique ni rébellion, donc si tu imposes de faire quelque chose, je ne vais pas me rebeller, mais je ne ferai pas ce que tu imposes ! Force qui tu veux mais moi, tu ne me forceras pas ! »
Je reste néanmoins sans rébellion dans mon cœur, ce n'est pas moi qui vais dire : « Maintenant celui-là, il faut le changer parce que ça ne va pas, ou alors il faut qu'une partie des brebis s'en aille avec moi parce que celui-là fait le travail du diable ! »
Non, ce n'est pas cela que le Seigneur veut, si le Seigneur te montre que tu dois partir, tu pars, sans tambour ni trompette, sans faire de mal. Si le Seigneur te demande de rester, après avoir dit tout ce que tu avais à dire, tu fermes ta bouche et tu pries, tu intercèdes. Et si le Seigneur te montre quelque chose à faire, fais-le. Si l'ancien qui est là t'interdit de le faire, tu lui diras : « Mon frère, il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ». Et s'il te mets à la porte, tu pars, dans la liberté.
Cet esprit de domination et d'autoritarisme est tellement enfoncé dans le cœur de nombreux pasteurs et de responsables, qu'il faut vraiment toute la grâce de Dieu pour que ceux qui se rendent compte de la situation aient la sagesse du Seigneur pour agir avec eux comme il faut, comme Dieu le veut, sans rébellion, sans casser. Il faut vraiment la sagesse du Seigneur, être rempli du Saint-Esprit pour agir dans ces cas-là, mais il faut agir, et ne pas rester passifs.
Dans 1 Thessaloniciens, au chapitre 2, et au verset 6, il est écrit : « Nous n'avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de vous ni des autres ; nous aurions pu nous produire avec autorité comme apôtres de Christ, mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu'une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l'Evangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l'oeuvre, pour n'être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l'Évangile de Dieu. Vous êtes témoins, et Dieu l'est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu'un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d'une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. »
Voilà le modèle du vrai serviteur. Il exerçait pleinement son autorité, il disait clairement en face ce qu'il devait dire, par exemple aux Corinthiens : « Mais vous n'avez pas encore mis dehors celui-là qui est en train de coucher avec sa belle-mère et vous l'avez gardé au milieu de vous et vous n'avez pas été plutôt dans le deuil ! » Il leur dit en face, publiquement. Il va les secouer, mais ce n'est pas lui qui va les forcer à le faire.
Il dit aussi aux Thessaloniciens : nous avons été remplis de douceur et d'amour, parce que c'était le sentiment qui était dans son cœur ; il versait des larmes sur les problèmes des brebis qu'il avait amenées au Seigneur et qu'il voyait dériver. Et il passait du temps à genoux pour demander au Seigneur d'intervenir. Regardez les prières de Paul : Je prie que vous ayez un esprit de discernement, que vous ayez l'intelligence spirituelle, que vous compreniez, que vous sachiez… Il exerçait pleinement son autorité mais il n'était pas autoritariste, il était rempli de douceur et d'amour, sans chercher la gloire des hommes.
Dans 2 Corinthiens 10, au verset 7 : « Vous regardez à l'apparence ! Si quelqu'un se persuade qu'il est de Christ, qu'il se dise bien en lui-même que, comme il est de Christ, nous aussi nous sommes de Christ. Et quand même je me glorifierais un peu trop de l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je ne saurais en avoir honte. » Il exerçait bien son autorité avec fermeté, avec droiture mais dans la liberté de Christ. Il savait très bien qu'il n'était pas là pour les obliger à faire quoi que ce soit ou leur interdire de faire ceci ou cela ; il établissait ce qui devait l'être, devant Dieu, puis il laissait libre de choisir la direction et il n'hésitait pas à dire publiquement ce qui allait bien ou ce qui allait mal.
Maintenant pour terminer, je dirais deux points importants en conclusion :
- La liberté que nous avons en Christ ne doit jamais être une pierre d'achoppement pour les autres. Cela veut dire que je ne dois pas faire devant les autres des choses qui risquent de les choquer. Pierre, lui, était libéré de la loi, mais quand il va à Jérusalem dans le Temple, il met sa kippa, etc… Il ne veut pas choquer les Juifs. Nous, chrétiens, si nous sommes libres, nous ne devons pas faire de cette liberté une pierre d'achoppement. Si par exemple tu es membre d'une église charismatique où on a l'habitude de sauter et de danser, et si tu es invité dans une église où ce n'est pas du tout le cas, il ne faut pas que cette liberté soit une pierre d'achoppement pour tes frères qui ne sont pas habitués à cela.
Jamais ma liberté ne doit être l'occasion de faire du mal à un frère. Je dois discerner si je me sers de la liberté dans l'orgueil, car alors je vais faire de la casse partout. Si je m'en sers avec discernement, je vais préférer me priver volontairement de la liberté que j'ai, pour ne pas faire chuter ou ne pas faire du mal à un frère ou à une sœur qui n'a pas encore cette liberté. Et je vais travailler à prier et à l'exhorter comme Paul le fait pour qu'il ait cette liberté.
- Le deuxième point, c'est que notre liberté ne doit pas être un prétexte à marcher selon la chair. Si Dieu nous libère, c'est pour marcher par l'Esprit. Quand je suis dans la liberté de Christ, ce n'est pas pour faire ce que j'ai envie de faire, c'est pour faire ce que Dieu me demande de faire. Donc je dois vraiment attacher une haute importance au fait d'être uni au Seigneur par son Esprit, et d'être vraiment dans la marche par l'Esprit. Ce qui fait chuter beaucoup de chrétiens, ce qui fait chuter beaucoup d'églises, ce sont des chrétiens qui ont la liberté mais qui font de cette liberté, soit une occasion de chute pour les autres, soit une occasion de marcher par la chair eux-mêmes. « Là où est l'Esprit, là est la liberté. » Par conséquent si tu es rempli du Saint-Esprit, tu vas être libre mais tu vas savoir, par la sagesse du Seigneur, vivre selon l'Esprit et non selon la chair.
Dans Galates 5 verset 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez vous, par l'amour, serviteurs les uns des autres. Verset 15 : Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » Si Dieu me donne la liberté, ce n'est pas pour commencer à être aigri et dire aux autres : Oh ! toi, tu n'es pas libre, ou tu devrais faire ci ou tu devrais faire ça si tu étais libre ; moi je suis libre, alors je fais ça ! Ce comportement reflète une marche par la chair et non par l'Esprit. Je dois discerner ce qui se passe et demander au Seigneur sa sagesse pour marcher par l'Esprit, c'est-à-dire dans l'amour, dans l'amour envers mes frères et mes sœurs qui n'ont pas cette liberté.
Verset 16 : « Je dis donc : marchez par l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. » Il cite ensuite les œuvres de la chair : l'impudicité, etc… mais dans les œuvres de la chair il y a les inimitiés, les querelles, les jalousies, les disputes, les sectes, les divisions, l'envie, etc… Si vraiment tu as reçu cette liberté du Seigneur, tu dois être rempli du Saint-Esprit pour l'exercer, il faut donc que tu pries le Seigneur qu'il te donne sagesse, discernement et qu'il te remplisse de son Esprit pour que tu saches exercer cette liberté dans la sainteté.
La Croix doit être au centre de ma liberté. La Croix est un instrument de libération de mon péché mais c'est aussi un instrument de libération de ma chair et la Croix doit être au centre de ma liberté. Je l'exerce dans l'esprit de la Croix.
Je terminerai par le verset de Matthieu 11:28 où Jésus parle à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos. » Voilà l'esprit qui t'anime quand tu as la liberté exercée dans l'Esprit de Dieu : tu ne fais pas de cette liberté une occasion de chute ou de marcher par la chair, mais une occasion de donner du repos autour de toi. « Prenez mon joug sur vous (mon joug, c'est celui du Saint-Esprit ; le joug du Seigneur, c'est celui du Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit repose sur toi, le joug du Seigneur est sur toi. Quand le Saint-Esprit descend et repose sur toi, tu as le joug du Seigneur et là tu répands la liberté) et recevez mes instructions. » Je reçois l'Esprit du Seigneur (la recherche de l'onction du Seigneur, de sanctification, d'obéissance), qui nous dit : « Recevez mes instructions,( obéissez-moi de tout votre cœur,) car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». Le joug que tu vas placer sur ton frère ou ta sœur sera doux, parce que ce sera un fardeau d'amour, pour lui rendre service, un fardeau qui va lui faire du bien. Alléluia ! Merci Seigneur !
« Seigneur, ma prière c'est que tu fasses de moi ce serviteur et que tu continues d'agir par ton Esprit pour remplir mon cœur de ton esprit d'amour, d'obéissance, de sagesse et de force, et que tu fasses reposer sur moi l'onction de ton esprit de fermeté, d'obéissance, d'amour, de sagesse. Seigneur, je te demande vraiment de le faire pour chacun de tes enfants, que vraiment tu nous visites par l'onction véritable d'en haut, et que nous soyons dans ta main des instruments puissants pour répandre ta liberté, cette liberté que tu donnes en Jésus-Christ. Je te prie que tu ouvres les yeux de tous tes enfants afin que nous puissions comprendre quelle liberté merveilleuse nous avons en Toi et que nous puissions la répandre dans l'amour et dans la sagesse, mon Père, au nom de Jésus. Amen ! »
par Henri VIAUD-MURAT.
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