AVONS-NOUS LE DROIT DE JUGER ?
Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri
VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la
spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant
l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures
qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.
Avons-nous
le droit de juger ?
Dieu
demande à ses enfants d'exercer le jugement spirituel.
Nous
allons parler du jugement. Il y a dans
Tout d'abord, qu'est-ce que juger ? Tout simplement, c'est décider, après
avoir examiné quelque chose, une affaire, une situation, de ce qui est bon ou
de ce qui est mauvais, en fonction d'une certaine loi. Dans le monde, il y a
des juges qui passent leur vie à faire cela. On leur présente des affaires, ils
ont la loi des hommes, ils étudient le dossier, ils comparent le dossier à la
loi, et ensuite ils jugent : c'est-à-dire qu'ils décident, ils prennent
une décision finale par rapport à cette loi. Et cette décision peut être une
décision de condamnation ou d'acquittement. Donc, il faut que l'on comprenne la
différence qu'il y a entre juger et condamner. Juger n'est pas forcément
condamner, même dans le monde. Juger, c'est voir ce qui se passe, comprendre ce
qui se passe, et prendre une décision par rapport à une loi. Et cette décision
peut être une condamnation, mais pas forcément dans tous les cas.
Pour
un chrétien, qu'est-ce que signifie juger ?
- Tout d'abord c'est examiner et étudier quelqu'un ou quelque chose.
des faits, une situation, un dossier.
- Puis, c'est comparer à la loi de Dieu ce que nous avons observé, pour
voir si cela est bon ou mauvais.
- Ensuite, c'est déclarer si cela est bon, ou si cela est mauvais,
d'après ce que nous avons vu dans
- Enfin, c'est prendre la bonne décision.
Le
problème, ce n'est pas tellement de juger. Le problème serait de mal juger, ou
de ne jamais juger, alors que le Seigneur nous demande de juger. Toute
Vous
savez que le Seigneur veut nous faire grandir en Lui, et nous faire passer de
l'état d'enfant, à l'état d'homme (et de femme) parfaits. Le Seigneur Jésus,
Lui, est le juste juge, et Il veut nous apprendre, à son image, à devenir de
justes juges aussi.
Dans
2 Chroniques 6:22, il est écrit : « Si quelqu'un pèche contre
son prochain et qu'on lui impose un serment pour le faire jurer, et s'il vient
jurer devant ton autel, dans cette maison, écoute-le des cieux, agis,
et juge tes serviteurs (c'est une prière, il parle au Seigneur, et il
dit : "Juge, toi Seigneur, toi le seul vrai juge") ; condamne
le coupable, et fais retomber sa conduite sur sa tête, rends justice à
l'innocent, et traite-le selon son innocence ! » Vous voyez
que dans la prière que Salomon fait au Seigneur, il dit : "Seigneur,
juge !" Et juger, pour lui, cela voulait dire : condamner le
coupable, et justifier l'innocent. Vous voyez la différence entre un jugement
et une condamnation. On ne peut condamner qu'un coupable, mais on doit
justifier l'innocent, et pour cela il faut juger. Dans ce passage, Salomon
s'adresse à Dieu, pour lui demander de le faire.
Dans le Psaume 37, aux versets 32 et 33, il est dit ceci : « Le
méchant épie le juste, et il cherche à le faire mourir. L'Eternel ne le laisse
pas entre ses mains (Il ne laisse pas le juste entre les mains du
méchant), et il ne le condamne pas quand il est en jugement ».
Donc, vous voyez encore la différence entre le jugement et la condamnation. Le
Seigneur ne condamne pas le juste quand il est en jugement. Cela veut dire que
le Seigneur nous juge constamment, en permanence. A chaque seconde de la
journée, chaque parole, chaque geste, chaque action que nous faisons, le
Seigneur nous juge (au sens où Il observe pour voir si cela est bon ou si cela
est mauvais), mais Il ne nous condamne pas nécessairement. Il ne nous
condamnerait que si nous faisions ce que Dieu interdit, sans nous en repentir.
Si nous ne nous repentons pas de certains péchés, à ce moment-là, la
condamnation vient.
Mais
il est aussi écrit dans Romains 8:1 : « Il n'y a donc
maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent
non selon la chair, mais selon l'esprit ». Dieu nous juge
constamment, mais en Christ, Dieu ne nous condamne jamais. Si, après avoir
marché par la chair, nous nous en repentons et nous demandons pardon, le sang
de Jésus efface, et il n'y a pas de condamnation pour ceux qui sont en
Jésus-Christ. La condamnation vient sur ceux qui ne se repentent pas, sur ceux
qui sont dans le monde, et qui n'acceptent pas le salut que Dieu donne par
grâce, pour nous faire éviter justement la condamnation. La condamnation vient
également sur le chrétien qui pèche, qui pratique le péché et qui ne veut pas
se repentir. Donc, cela c'est la première chose.
La
deuxième chose, c'est que Dieu est le seul juge, éternel, vrai, véritable.
C'est le juge unique, suprême, total, parfait, infini, juste, saint. Dieu seul
est le juste juge. Heureusement ! Imaginez l'état de l'univers, s'il n'y
avait pas un Dieu juste, qui règne éternellement, et qui amènera toute chose en
jugement, soit pour la condamnation, soit pour la justification !
« Faire
mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du
méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la
terre n'exercera-t-il pas la justice ? » (Genèse 18:25).
C'est une des nombreuses occasions, où l'on définit Dieu comme le juge. Du
début à la fin de
Jésus
n'est pas venu d'abord pour juger le monde, au sens de l'amener à la
condamnation. Il est venu pour le sauver, et lui apporter la grâce et la
vérité. Mais Jésus-Christ est aussi le juge qui vient juger le monde, et il y a
un jour du jugement qui vient sur le monde. Il est dit, dans Romains 2, au
verset 16 : « C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon
Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes ».
Il parlait des païens, dont la conscience les justifiait et les accusait tour à
tour. Et il annonce un jour où Jésus-Christ viendra sur son trône de jugement,
et où tous les hommes seront présentés à Lui pour être jugés. Et Dieu jugera
par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. Mais pour nous qui sommes en
Jésus-Christ, il n'y aura pas de condamnation.
Dieu
juge par sa Parole. Sa Parole est la loi suprême : la loi dans l'Ancien
Testament, puis la loi de Christ du Nouveau Testament : « Tu
aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta
force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même »
(Luc 10:27). Et pour cela il faut avoir le cœur changé par la nouvelle
naissance. Mais Dieu juge par sa Parole, d'où l'importance de méditer, de se
plonger, de bien connaître
Dans
Jean 12:48, Jésus dit : « Celui qui me rejette et qui ne reçoit
pas mes paroles a son juge ; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui
le jugera au dernier jour ». Il suffira que Dieu sorte
Dans Hébreux 4:12, il est écrit : « Car la parole de Dieu
est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux
tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et
moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature
n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à
qui nous devons rendre compte ». Là encore, c'est
Et Dieu
juge aussi par le Saint-Esprit, puisque c'est lui qui convainc les hommes de
péché, de justice et de jugement. « Et quand il sera venu, il
convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le
jugement » (Jean 16:18). C'est le Saint-Esprit qui montre le péché
aux hommes. Et ayant révélé le péché, Il leur montre qu'à la suite du péché, il
n'y a que deux voies possibles : la voie de la justice, ou la voie du
jugement qui mène à la condamnation, si on ne prend pas la voie de la justice.
C'est le Saint-Esprit qui convainc de péché. C'est le Saint-Esprit qui convainc
du jugement de Dieu.
Alors
maintenant, après avoir dit que Dieu est le seul juge, j'ajouterai qu'en ce qui
nous concerne, nous, ses enfants, Dieu nous demande de juger, et Il nous dit
dans sa Parole que pour nous, il y a deux types de jugement, un qui est mauvais
et un qui est bon. Le premier type de jugement qui est mauvais, c'est le
jugement charnel, le deuxième type de jugement, qui est le bon, c'est le jugement
spirituel.
Qu'est-ce
qu'un jugement charnel ? C'est un jugement selon les pensées des hommes
non régénérés. C'est un jugement selon les pensées terrestres. C'est un
jugement selon les systèmes de valeur du monde. Et on sait que le péché est dans
le monde. « Je suis charnel, vendu au péché » dit Paul
aux Romains, au chapitre 7, et au verset 14. Donc, si je juge d'une manière
charnelle, je vais juger avec des pensées mauvaises, avec des à priori, avec
des choses qui vont perturber mon jugement, qui vont perturber ma perception de
la réalité des faits. Je ne vais pas voir les hommes et les choses tels qu'ils
sont, mais je vais les voir au travers d'à priori, au travers d'idées
préconçues, au travers d'idées que je me suis déjà faites dans mon cœur, des
pensées mauvaises.
Jacques
dit au chapitre 2, et au verset 4 : « et ne jugez-vous pas sous
l'inspiration de pensées mauvaises ? » S'il parle de la
possibilité de juger avec des pensées mauvaises, c'est qu'il parle d'un
jugement charnel. Et quand je m'approche du Seigneur pour lui obéir, il
m'apprend à abandonner le jugement charnel, pour m'intéresser de plus de plus à
sa manière de juger à Lui, qui est spirituelle. Et c'est important dans tout ce
que nous faisons, dans nos rapports mutuels, dans les décisions que nous avons
à prendre, dans la manière de juger ce que nous faisons nous-mêmes et ce que
font les autres
Jésus
dit dans Jean 8:15 : « Vous jugez selon la chair ; moi, je
ne juge personne (selon la chair bien entendu, puisque Jésus ajoute
aussitôt). Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas
seul ; mais le Père qui m'a envoyé est avec moi ». Donc, le
Seigneur nous dit : "Vous, vous jugez selon la chair, c'est-à-dire
avec vos pensées humaines. Vous n'avez pas comme système de comparaison
l'Esprit Saint et
Lisons
dans l'Epître de Jacques, au chapitre 2 et au verset 4 : « Ne
faites-vous pas en vous-mêmes une distinction (Jacques parlait de ceux
qui ont des préférences de personnes, qui vont bien traiter celui qui a un
habit magnifique, et mépriser celui qui est en haillons), et ne
jugez-vous pas sous l'inspiration de pensées mauvaises ? »
Des pensées mauvaises étaient dans leur cœur. Ces pensées mauvaises
perturbaient leur jugement. Leur jugement était faux, mauvais, condamnable par
Dieu, puisqu'ils faisaient une préférence, en jugeant uniquement d'après
l'apparence, au lieu de juger comme Jésus le fait, d'après le cœur, les pensées
du cœur, que Dieu seul connaît, mais qu'Il peut nous révéler. Donc, ils
jugeaient selon l'apparence, et ils jugeaient avec des pensées mauvaises.
Un peu plus loin, dans Jacques 4 et au verset 11, il est dit : « Ne
parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d'un frère, ou
qui juge son frère (sous-entendu en parlant mal de lui, dans la
médisance, donc d'une manière charnelle), parle mal de la loi et juge la
loi ». Si tu parles mal de ton frère, ce n'est pas cela le vrai
jugement selon la vérité. Le vrai jugement selon la vérité serait d'observer ce
que fait ton frère, de te placer dans l'esprit, devant le Seigneur et sa
Parole, pour que le Seigneur te montre par son Esprit et sa Parole, si ce que
fait ton frère est bon ou mauvais. Et après, tu peux aller lui dire :
"Ce que tu fais est mauvais." Cela, c'est le bon jugement. C'est le
jugement que Dieu nous demande d'avoir. Mais l'autre jugement consiste à rester
dans la chair, à être animé de pensées mauvaises, à avoir des à priori, ou de
la haine, ou de la colère, ou des choses qui perturbent notre discernement
spirituel. Si tu parles mal d'un frère, ou le juges mal, il s'agit du jugement
charnel que Dieu condamne.
Dans
Jacques 5:9, il est écrit : « Ne vous plaignez pas les uns des
autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la
porte ». C'est le cas de ceux qui se plaignent, mais dans un
mauvais esprit. Ils vont raconter tout le mal que l'un ou l'autre leur a fait,
mais pas pour en parler dans un esprit sérieux qui pousserait à dire :
"Mon frère, je vais partager avec toi un problème et on va prier pour
cela". Cela, ce n'est pas se plaindre de quelqu'un. Se plaindre de
quelqu'un, c'est dire : "Viens je vais te raconter tout le mal
qu'il m'a fait". Là, on tombe sous le coup du jugement du Seigneur. Le
Seigneur nous l'interdit. C'est charnel, c'est terrestre, c'est diabolique. Ce
type de jugement, qui consiste à rester sur le plan de la chair, et de ses
pensées mauvaises, Jésus me l'interdit.
Et
c'est dans ce sens, que Jésus dit dans Matthieu 7, au verset 1 : « Ne
jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés ». Tu seras traité de
la même manière que tu as traité les autres. Si tu les traites avec un jugement
qui est mauvais, tu dois t'attendre à être traité de la même manière. Dieu ne
va pas te traiter d'une mauvaise façon, Il va te traiter justement. Mais, si je
traite mal les autres en les jugeant d'une manière charnelle, Dieu va me juger,
c'est-à-dire qu'Il va me traiter comme Lui doit me traiter : Il va me
corriger. Il va mettre mon péché sous mes yeux. Il va me demander de changer.
Et si je ne veux pas changer, c'est-à-dire me juger moi-même, Lui, Il va le
faire en me corrigeant.
Et
ceux du monde vont aussi me faire subir la même chose. Je vais être jugé d'une
mauvaise manière par ceux du monde ! Si je juge mal les autres, Dieu va
permettre que je sois mal jugé, pour que je comprenne ce que c'est que d'être
mal jugé, jugé d'une manière charnelle. Je vais être mal jugé de toute façon,
parce qu'il faut que j'apprenne à supporter les jugements charnels, sans
broncher et d'une manière spirituelle. Mais, le Seigneur peut permettre que
j'ai une dose supplémentaire, qui viendra, non pas de l'apprentissage normal
que je dois avoir, mais du fait que je devrai payer les conséquences de tous
les mauvais jugements que j'ai porté sur les autres, et que j'aurais pu éviter
si j'avais été moins charnel. Il y a des tribulations que nous pouvons éviter.
Je
ne peux pas éviter complètement d'être mal jugé par les autres, ou d'être jugé
injustement : je suis destiné à supporter les jugements injustes. Mais si
je réalise que je ne dois pas juger de la mauvaise manière, je vais éviter
beaucoup de tribulations et de jugements. Si par contre, je persévère dans mes
mauvais jugements, j'aurai à subir des jugements injustes.
Le
deuxième type de jugement que Dieu non seulement conseille, mais qu'il ordonne
que je pratique, c'est le jugement spirituel. Ce jugement spirituel consiste à
observer soit les autres, soit moi-même. Il doit concerner tout ce que je vois
autour de moi, c'est-à-dire le monde qui m'entoure, et l'Eglise. Je dois juger
ces choses d'une manière spirituelle, comme Dieu me demande de le faire, et
comme Jésus le fait. Je dois observer ce qui se passe. Je dois me placer devant
le Seigneur, devant sa Parole, et dans un esprit de prière, recevoir par son
Esprit et par sa Parole la pensée du Seigneur sur cette situation, ou sur cette
personne, et proclamer la pensée du Seigneur fermement. Cela, c'est juger comme
Jésus le veut, d'une manière spirituelle, comme Il l'a fait lui-même.
Quand Jésus apostrophait ses disciples en disant : « Race
incrédule et perverse, jusques à quand vous supporterai-je? »
(Matthieu 17:17), il portait un jugement spirituel. Il disait : "Vous
êtes une race incrédule et perverse !" Ce n'était pas un mauvais
jugement charnel qu'il prononçait, c'était pour leur ouvrir les yeux, et pour
leur montrer une situation qu'Il avait perçue par l'esprit. Il leur parlait
avec fermeté pour leur montrer leur état, et ses disciples ont compris, ils se
sont humiliés en disant : "C'est vrai Seigneur."
Quand
Jean-Baptiste disait autour de lui : « Races de vipères, qui
vous a appris à fuir la colère à venir ? » (Luc 3:7), il
jugeait spirituellement, sans esprit de haine ou de condamnation charnelle. Il
s'était placé devant le Seigneur, et il était rempli du Saint-Esprit. Il disait
les choses comme il fallait les dire, comme tous les prophètes l'ont fait, et
comme nous devons les dire, en tant que prophètes de Dieu. Tous les enfants de
Dieu sont appelés à être des prophètes : « Je répandrai mon esprit
sur toute chair » (Actes 2:17). Le Seigneur nous appelle à
être, pour ce monde qui nous entoure, des prophètes de sa Parole. Il nous
demande de porter un jugement spirituel, dans l'esprit et dans l'amour, et de
dire les choses comme Dieu les dirait. Et cela, il faut le faire, c'est la
volonté de Dieu pour nous.
Dans
1 Corinthiens 14, au verset 20, nous lisons : « Frères, ne
soyez pas des enfants sous le rapport du jugement (il leur dit :
"Ne jugez pas comme des enfants qui jugent charnellement") ; mais
pour la malice, soyez des enfants (cela veut dire : Soyez comme
des petits enfants vis-à-vis du mal, mais en ce qui concerne le jugement, ne
soyez pas comme des petits enfants), et, à l'égard du jugement, soyez des
hommes faits (cela veut dire parfaits) ». Il y a une
progression dans le jugement : on ne peut pas demander à un jeune converti
qui a deux jours de conversion, même s'il a reçu le baptême du Saint-Esprit,
d'exercer un jugement spirituel parfait ! Il va juger comme un enfant. Il
va grandir dans le jugement, pour devenir de plus en plus spirituel, jusqu'à ce
qu'il soit un homme "fait", et qu'il puisse juger pleinement comme
Jésus le fait. Quand on vient au Seigneur, ce n'est pas notre habitude de le
faire, mais on apprend à le faire, en apprenant à marcher par l'esprit, et non
plus par la chair.
Il
nous faut absolument apprendre à juger spirituellement. Paul dit : « A
l'égard du jugement, soyez des hommes faits ! »
(1 Corinthiens 14:20). C'est un ordre ! Et, si le Seigneur donne cet
ordre, c'est que nous sommes capables, par sa grâce, par sa puissance, par sa
Parole, par la foi, de devenir un homme fait, parfait, qui reçoit pleinement
Dans
Hébreux 5, aux versets 11 à 14, nous lisons : « Nous avons
beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous
êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez
être des maîtres (c'est cela un homme fait : c'est un maître,
quelqu'un qui a vraiment appris avec son maître suprême, et qui connaît
Mais,
il dit aux Hébreux : "Le but, c'est que vous deveniez des maîtres.
Depuis longtemps vous auriez dû l'être, mais, vous en restez encore au petit
lait." Le Seigneur ne va pas nous reprocher d'être au petit lait, si on
est un jeune converti. Mais si on a un certain nombre d'années de conversion,
le Seigneur attend que l'on ait affiné notre jugement, et que l'on soit plus
apte à juger comme un homme fait.
Au verset 13, il est écrit : « Or, quiconque en est au lait
n'a pas l'expérience de la parole de justice ; car il est un enfant
(ce n'est pas un problème d'être un enfant, le problème c'est de rester
longtemps à l'état d'enfant). Mais la nourriture solide est pour les
hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage
(constant) à discerner ce qui est bien et ce qui est mal ».
Voilà le jugement spirituel. On a besoin de ce jugement dans le monde qui nous
entoure, et dans l'époque où nous vivons aujourd'hui, qui est pleine de
confusion, où toutes sortes de vents de doctrine circulent, où l'Eglise,
quelquefois, ne sait plus où donner de la tête, où l'Eglise est divisée sur la
doctrine, où il n'y a plus rien qui paraît solide, dans ce monde et même dans
l'Eglise bien souvent. Et le Seigneur nous dit : "Il faut que tu sois
exercé par l'usage à discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais."
Jésus
a dit : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés »
(Lu 6:37). Certains chrétiens s'abritent derrière cette parole de Jésus pour
dire : "Il ne faut pas juger. Ne jugez pas. Je ne veux jamais
juger." Mais vous avez compris que ce n'est pas cela que Jésus voulait
dire. Paul dit : « A l'égard du jugement, soyez des hommes
faits ! » (1 Corinthiens 14:20). Dieu nous demande de
juger, c'est un ordre. C'est une nécessité vitale que nous puissions discerner
si ce que nous voyons est bon ou mauvais par rapport à
Dans
l'Ancien Testament, bien que Dieu soit le seul juge, on voit qu'Il déléguait la
justice à des hommes. A cette époque-là, il y avait des sacrificateurs, des
juges, des prophètes. Ces hommes avaient reçu l'onction, et Dieu leur
disait : "Maintenant, va dire à mon peuple quelle est ma pensée, ma
parole, comment on doit marcher dans les voies de Dieu et observer ses
ordres."
Dans
Zacharie 3:7, l'ange de l'Eternel parle à Josué, le grand prêtre souverain
sacrificateur, et lui dit : « Ainsi parle l'Eternel des
armées : Si tu marches dans mes voies, et si tu observes mes
ordres (pour nous, cela veut dire : "Si tu es un bon
serviteur obéissant, qui connaît ma Parole"), tu jugeras ma maison
et tu garderas mes parvis (garder veut dire : faire attention pour
voir qui y entre), et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici (dans
ma présence)» . C'est merveilleux ! Mais vous voyez les
conditions : "Si tu marches dans mes voies, si tu observes, si tu
obéis à ma Parole." Donc, pour l'observer, il fallait qu'ils l'étudient.
Et on sait le temps que passaient les scribes, les prophètes, ceux qui
voulaient connaître la pensée de Dieu, à méditer
Dans
le Nouveau Testament, les choses sont un peu différentes, mais le principe
reste le même. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ est le seul médiateur
(intermédiaire) entre Dieu le Père et nous. Donc, il n'y a pas des
intermédiaires humains, des prêtres, des sacrificateurs, et des évêques, comme
certaines religions l'entendent. Nous sommes en contact direct avec le
Seigneur, par son Esprit et par sa Parole. Et le Seigneur nous demande
d'exercer notre responsabilité personnelle et individuelle.
Il a
donné des ministères à des hommes, qui sont aussi spirituellement des juges,
mais qui ne travaillent plus selon les principes de l'Ancien Testament. Les
juges de la nouvelle alliance sont destinés à développer l'esprit de jugement
des brebis, en leur enseignant
Dans
1 Corinthiens 11:28, Paul dit : « Que chacun donc s'éprouve
soi-même, et qu'ainsi il mange du pain... » Que
chacun s'éprouve : cela veut dire que chacun s'observe, se juge. Nous
devons non seulement juger les frères, mais nous devons nous juger nous-mêmes.
Et il ne faut pas que je me contente de me juger moi-même. Je dois
aussi juger les frères à la lumière de
Dans
1 Jean 4:1, le Seigneur me demande de juger les esprits, éprouver les esprits
pour voir s'ils sont de Dieu. 1 Jean 4, au verset 1 : « Eprouvez
les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu ». Nous savons que
quand il parle des esprits, il parle de démons, qui peuvent inspirer des
doctrines, qui peuvent inspirer des hommes, qui peuvent inspirer des
manifestations, ou qui peuvent produire des miracles, etc. Le Seigneur nous
demande de juger les esprits par la révélation du Saint-Esprit.
Il
faut juger aussi toutes les manifestations surnaturelles. Dans 1 Corinthiens
14:29, Paul dira : « Pour ce qui est des prophètes, que deux ou
trois parlent, et que les autres jugent ». Cela veut dire qu'ils
écoutent, qu'ils comparent à
Le
Seigneur dit, dans 1 Corinthiens 6, qu'un jour, nous jugerons le monde, et au
verset suivant, que nous jugerons les anges. Et c'est pour cela qu'il nous dit
de nous entraîner à juger spirituellement. Il nous dit de nous former, parce
que nous serons amenés à juger. Nous l'Eglise, nous jugerons le monde, et nous
jugerons les anges (les anges déchus, ceux qui ont abandonné leur dignité).
Dans 1 Corinthiens 6:2-3 : « Ne savez-vous pas que les saints
jugeront le monde ?... Ne savez-vous pas que nous jugerons les
anges ? » Et il reproche aux Corinthiens leur manque de
jugement.
Paul
leur disait : Et vous n'avez pas au milieu de vous quelqu'un qui pourrait
juger entre vous, même pour des histoires terrestres. Et vous allez prendre des
juges du monde pour décider entre vous de ce qu'il faut faire. Il n'y a même
pas un homme sage au milieu de vous, qui a la pensée de Dieu, pour décider
entre vous, pour dire ce qui est bon, et ce qui est mauvais. alors que vous
êtes appelés à juger le monde et les anges ! Entraînons-nous constamment
pour juger de mieux en mieux, étant de plus en plus remplis de l'Esprit et de
Il
est dit dans 1 Corinthiens 2, aux versets 12 et suivants : « Nous,
nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'esprit qui vient de Dieu, afin
que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous
en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine (ces
discours de la justice des hommes charnels non régénérés), mais avec ceux
(les discours) qu'enseigne l'esprit, employant un langage spirituel pour
les choses spirituelles. Mais l'homme naturel (c'est-à-dire l'homme
charnel, l'homme du monde, non régénéré) ne reçoit pas les choses de
l'esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les
connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge ».
C'est
spirituellement qu'on juge ce qui provient de l'Esprit de Dieu, c'est-à-dire
qu'on est capable de reconnaître que cela vient vraiment de l'Esprit de Dieu. « L'homme
spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne.
Car, qui a connu la pensée du Seigneur, pour l'instruire ? Or nous, nous
avons la pensée de Christ » (1 Corinthiens 2:15-16). Cela ne
veut pas dire qu'on ne va jamais être jugé par les frères. Au contraire, on va
être observé, jugé au sens spirituel. Mais l'homme spirituel n'est jugé par
personne, et personne ne peut rien trouver à redire à ce qu'il fait ou à ce
qu'il dit. Il n'y a aucune faille (je parle de l'homme nouveau), parce qu'il a
pleinement la pensée de Christ. Il n'y a pas de condamnation à porter. Il n'y a
pas de jugement au sens condamnation à porter sur lui. Ce que l'on a pu juger,
c'est bon. Et cet homme spirituel juge de tout.
Juger spirituellement, c'est dire ce qui est juste pour Dieu. C'est juger
selon la justice de Dieu : « Tu ne commettras point d'iniquité
dans tes jugements: tu n'auras point égard à la personne du pauvre, et tu ne
favoriseras point la personne du grand, mais tu jugeras ton prochain selon la
justice » (Lévitique 19:15). Dans Jean 8:16, il est écrit : « Et
si je juge, mon jugement est vrai ».
Le
verset de 2 Chroniques 1:10 nous rapporte la prière de Salomon : « Car
qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si grand ? » Salomon
dit : Seigneur, comment puis-je juger un si grand peuple que le
tien ? Donne-moi ta sagesse pour que je puisse juger ton peuple, lui dire
ce qui est bon et ce qui est mauvais, de ta part.
Nous
devons passer du temps à observer toute chose, toute situation, à la lumière de
Dans
Galates 2:11-15 nous lisons : « Mais lorsque Céphas vint à
Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible. En effet,
avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec
les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à
l'écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de
dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à
Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens
et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?
Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens ».
L'apôtre Pierre a fait quelque chose qui déplaisait au Seigneur : il s'est
conduit en hypocrite. Quand Paul n'était pas là, il allait manger avec les
païens, et lorsque Paul et d'autres Juifs sont arrivés, Pierre s'est abstenu de
manger avec les païens. Et Paul le lui a fait remarquer, il l'a jugé devant
tout le monde, en lui reprochant son hypocrisie. Et Pierre s'est incliné.
Paul
n'a pas regardé à l'apparence, à la notoriété de Pierre, en disant :
"Celui-là c'est une colonne, un apôtre de la première heure. Je ne peux
pas me permettre de dire une parole de travers." Paul a jugé
spirituellement que ce que Pierre faisait était mal, et sans tenir compte ni de
l'importance, ni de la personne qu'il avait en face de lui, Paul lui a
dit : "Tu fais mal mon frère." Et Pierre l'a accepté avec humilité.
Il a accepté d'être jugé, parce qu'il savait que c'était un jugement selon
Dieu.
Le
jugement doit aboutir à une proclamation et à une décision. Après avoir
attentivement observé la situation, à la lumière de Dieu et de sa Parole, sans
tenir compte de l'importance des personnes, il faut non seulement avoir une
conviction spirituelle, mais la proclamer haut et fort, pour aboutir à une
décision. Un jugement véritable, ce n'est pas simplement observer les choses,
se mettre à la lumière de Dieu, et dire dans son cœur : "Oui, cela
est bon ou cela est mauvais." Un jugement véritable consiste à le dire et
à le proclamer quelles que soient les conséquences que l'on peut subir.
Evidemment,
le jugement doit être proclamé avec la sagesse et le discernement du Seigneur.
Quand on agit, conduit par le Saint-Esprit, on ne va pas le faire dans le
désordre ou d'une manière charnelle. Tout cela part du principe, que l'on a
grandi dans l'Esprit et que l'on parle à la manière de l'homme
"fait", comme on doit s'efforcer de le faire. Il faut juger, soit
pour dire : "Cela est juste, c'est bien continue !", soit
pour condamner en disant : "Cela est mal, arrête !". Le
résultat de mon jugement doit aboutir à une décision d'acquittement ou de
condamnation.
Il
faut faire connaître au peuple ses abominations, au peuple de Dieu et à ceux
qui nous entourent. C'est le rôle des enfants du Seigneur : faire
connaître dans la vérité, dans l'amour et dans la lumière de Dieu, les
abominations qui se commettent dans le monde et dans l'Eglise. Paul dit : « ne
prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt
condamnez-les » (Ephésiens 5:11).
Pour faire connaître au peuple ses abominations, il faut que notre
propre chair soit passée par la circoncision de Christ. Il ne faut pas
commencer à vouloir jouer les grands juges spirituels, alors que soi-même on
n'est pas passé par la circoncision du cœur et par
Nous
lisons dans Colossiens 2:10-11 : « Vous avez tout pleinement en
lui (Christ), qui est le chef de toute domination et de toute
autorité. Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la
main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le
dépouillement du corps de la chair ». Si nous sommes passés par cette
circoncision de Christ, qui consiste à se dépouiller de la chair, pour se
revêtir de l'homme nouveau, nous sommes aptes à exercer un jugement spirituel.
Dans
1 Jean 4:16, il est écrit : « Et nous, nous avons connu l'amour
que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui
demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Tel il est, tels
nous sommes aussi dans ce monde (il ne dit pas : tels nous serons,
il dit : tels nous sommes aussi) : c'est en cela que l'amour
est parfait en nous, afin que nous ayons de l'assurance au jour du
jugement ».
« afin
que nous ayons de l'assurance au jour du jugement ». On peut
comprendre ce verset dans deux sens, et les deux façons de comprendre sont
toutes deux bonnes. Si l'amour de Dieu est parfait en nous, nous aurons de
l'assurance le jour où nous passerons en jugement. Mais si l'amour de Dieu est
parfait en nous, nous aurons aussi de l'assurance quand nous allons exercer un
jugement. Parce qu'être rempli de l'amour du Seigneur, c'est être rempli de
l'Esprit du Seigneur. Et on va pouvoir exercer un jugement avec assurance. Il
n'y a rien de pire qu'un jugement fait dans le doute. Juger quelqu'un alors
qu'il y a le doute, c'est une erreur judiciaire ! Tandis que quand l'amour
de Dieu est parfait en moi, si je recherche l'amour de Dieu, je recherche Dieu
Lui-même qui est amour. Et si je suis rempli de l'amour de Dieu, je vais
pouvoir prononcer des jugements avec une pleine assurance, dans la foi, et je
ne craindrai pas mon propre jugement.
Dans
Jacques 2:12-13, il est écrit : « Parlez et agissez comme
devant être jugés par une loi de liberté ». Je vais être jugé par
la loi de Christ, qui est une loi de liberté. Cette loi de liberté me
dit : « Tout est permis, mais tout n'est pas utile. Tout est
permis, mais tout n'édifie pas » (1 Corinthiens 10:23). La loi de
liberté n'est pas donnée pour que je fasse n'importe quoi, mais pour que je
marche dans la glorieuse liberté des enfants de Dieu, qui sont remplis du
Saint-Esprit.
Il
est dit dans Jacques 2, au verset 12 : « Parlez et agissez
comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans
miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du
jugement ». Cela s'applique à moi-même, comme cela s'applique à
mon jugement sur les autres. Le Seigneur me demande de dire fermement où est la
vérité, partout où je vois l'erreur. Mais Il me demande de le faire avec
l'Esprit de Christ, dans l'amour de Christ, et dans un esprit de miséricorde
qui triomphe du jugement. « La miséricorde triomphe du
jugement ». Si j'ai fait miséricorde, je recevrai miséricorde.
Dieu est seul juge. Je ne chercherai pas à me venger. Je m'en remettrai à celui
qui juge justement. Ma part, c'est de juger les choses, de juger les hommes,
dans l'esprit et dans la vérité, de le dire sans violence, sans animosité, mais
de dire fermement ce qui doit être dit, et de laisser Dieu faire les choses.
Quand
on dit la vérité avec amour, c'est parce qu'on est poussé par le désir de faire
avancer ceux qui nous entourent, de leur faire comprendre certaines choses, de
les édifier et de leur montrer le chemin. On n'est pas là pour se montrer du
doigt les uns les autres. On n'est pas là pour dire : "Regardez comme
il a mal agi." On est là pour se reprendre entre frères et sœurs et
dire : " Tu as mal agi mon frère, mais si je te le dis, c'est avec
l'amour du Seigneur. C'est pour que tu avances dans la voie qu'Il nous montre.
Et si tu vois des choses qui ne vont pas dans ma propre vie, dis-le moi, dans
le même esprit." En faisant ainsi, on va s'édifier mutuellement et le
corps de Christ va grandir. En exerçant ce jugement, on rend gloire à Dieu.
Mais n'oublions pas que le Seigneur nous ordonne de juger spirituellement. Il
nous interdit de juger charnellement.
Seigneur mon Père, la prière que je te fais pour moi, c'est que tu m'éclaires chaque fois que je juge charnellement. Et Seigneur, tu sais que je ne suis que poussière, et que tu m'as sorti du péché, de la mort et des ténèbres, pour entrer dans ton merveilleux royaume de justice, de sainteté. Seigneur, tu veux que j'apprenne à juger en homme fait, comme tu le fais toi-même, et j'aspire à cela, Seigneur. Je te demande grâce pour moi. Je te demande que tu m'exerces à apprendre à juger comme toi tu le fais, dans l'amour, la miséricorde, mais aussi dans la sainteté, dans la vérité et dans la fermeté. Seigneur, donne-moi cette grâce je t'en prie, donne-la à chacun de tes enfants. Apprends nous à discerner, à juger, remplis-nous de ton Saint-Esprit Seigneur, de ta lumière divine, pour que nous puissions aider nos frères et nos sœurs, pour que nous puissions faire avancer ton œuvre, dans la justice. Père, je te le demande de tout mon cœur ce soir, pour chacun de nous ici, et que tu puisses nous apprendre à abandonner tous ces jugements charnels, qui font la guerre à l'âme, qui font la guerre à ton royaume, qui détruisent plus qu'ils n'édifient. Je te prie de nous donner ce discernement, de nous apprendre à grandir, Seigneur, au nom de Jésus-Christ, amen.
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