PAUL DE TARSE 2
Deuxième voyage (estimé de 50 à 52) [modifier]
Carte du deuxième voyage missionnaire
Paul effectue ce deuxième voyage en compagnie de Silas.
Son premier objectif est de rencontrer à nouveau les communautés qui se sont
créées en Cilicie
et Pisidie.
À Lystre, il rencontre Timothée
qui continue le voyage avec eux. Ils parcourent la Phrygie, la Galatie, la Mysie. À Troie, ils
s'embarquent pour la Macédoine. Paul séjourne quelque temps
à Athènes
puis à Corinthe.
Il retourne ensuite à Antioche en passant par Éphèse et
Césarée.
Troisième voyage (estimé de 53 à 58) [modifier]
Carte du troisième voyage missionnaire
C'est un voyage de consolidation : Paul retourne voir les communautés
qui se sont créées en Galatie, Phrygie, à Éphèse,
en Macédoine jusqu'à Corinthe. Puis
il retourne à Troie
en passant par la Macédoine. De là, il embarque et finit
son trajet par bateau jusqu'à Tyr, Césarée, Jérusalem où il est arrêté.
Voyage de la captivité [modifier]
Le voyage à Rome
n'est pas un voyage missionnaire. Cependant, l'action d'évangélisation de Paul
est rapportée en Ac 28, 30-31. C'est au cours de ce voyage qu'il s'arrête dans
l'île de Malte.
Les Épîtres
pauliniennes [modifier]
Article
détaillé : Épîtres pauliniennes.
Dans la tradition néotestamentaire, 14 Épîtres
sont attribuées à Paul (13 l'étant explicitement, la quatorzième, aux
Hébreux, étant anonyme). Elles sont rangées par ordre d'importance
quantitative [réf. souhaitée]
et non par « ordre chronologique » :
- Épître aux Romains
- Première épître aux Corinthiens
- Seconde épître aux Corinthiens
- Épître aux Galates
- Épître aux Éphésiens
- Épître aux Philippiens
- Épître aux Colossiens
- Première épître aux
Thessaloniciens
- Deuxième épître aux
Thessaloniciens
- Première épître à Timothée
- Deuxième épître à Timothée
- Épître à Tite
- Épître à Philémon
- Épître aux Hébreux
L'épître aux Hébreux mise à part, on peut grouper [réf. souhaitée]
ces lettres selon les thèmes traités et l'époque à laquelle elles auraient été
écrites :
- lettres à dominante eschatologique
(les deux lettres aux Thessaloniciens ; la première aux Corinthiens)
- lettres traitant de
l'actualité du salut et de la vie des communautés (les deux lettres aux
Corinthiens, lettres aux Galates, aux Philippiens et aux Romains)
- lettres dites « de
captivité » (l'Épître à Philémon date de cette époque) qui
parlent du rôle cosmique du Christ (Co ; Eph), parfois attribuées à
un disciple ;
- lettres dites
« pastorales », traitant de l'organisation des communautés
(épîtres 1 et 2 à Timothée et celle à Tite), (dont l'attribution est
contestée)
D'après un passage de l'épître aux Romains, les épîtres auraient été dictées
à un secrétaire[4]).
Authenticité
[modifier]
L'attribution des lettres de Paul n'a pas été remise en question avant 1840,
quand les travaux de l'allemand Ferdinand Christian Baur l'amenèrent à
n'accepter que quatre lettres comme authentiques (Romains, Corinthiens 1 &
2, et Galates). Si les courants exégétiques
de la critique radicale estimèrent longtemps que rien
des lettres de Paul n'était authentique, les théologiens Hilgenfeld (1875) et
H. J. Holtzmann (1885) rajoutèrent à la liste de Baur les épîtres à Philémon,
aux Thessaloniciens 1 et aux Philippiens, pour constituer ce qui est
généralement considéré aujourd'hui comme les sept "lettres
inconstestées" de Paul ou épîtres « proto-pauliniennes ». De nos
jours, l'authenticité ou l'attribution des autres est plus ou moins discutée.
On distingue classiquement :
les épîtres « proto-pauliniennes » [modifier]
Elles sont considérées comme étant de Paul, avec des dates de rédaction
allant de 51 (la première aux Thessaloniciens) à 55 (pour la première aux
Corinthiens).
les épîtres « deutero-pauliniennes » [modifier]
Ces trois lettres seraient de compagnons de Paul sans qu'on puisse les
identifier.
En 2000, la question de l'authenticité des épîtres se présente comme
suit :
- L'Épître aux Colossiens
est considérée comme pseudépigraphique par 60% des exégètes. La raison
essentielle tient au fait que la ville de Colosse n'existait plus
lorsqu'elle fut rédigée ;
- L'épître aux Ephésiens
est considérée comme pseudépigraphique par 80% des exégètes. C'est une
resucée de l'épître aux Colossiens ;
- La 2e aux
Thessaloniciens, c'est 50/50 ;
Ces statistiques évoquées par Régis Burnet sont reconnues par la communauté
scientifique dans son ensemble.
les épîtres « trito-pauliniennes » ou
« épîtres pastorales » [modifier]
Ces trois lettres seraient de "successeurs" de Paul : il est
très généralement admis par les exégètes (par exemple Raymond E. Brown) que les épîtres
« pastorales » sont des pseudépigraphes[5]
L'épître
aux hébreux [modifier]
Depuis 1976 et
les travaux de Albert Vanhoye, il est admis que l'épître aux
Hébreux n'est pas une épître, mais un traité, qu'elle n'est pas adressée aux
hébreux et n'est pas de Paul.
Les
raisons de la pseudépigraphie [modifier]
Selon Régis Burnet[6], « évolue
la réflexion sur les raisons de la pseudépigraphie,
jusqu'ici dominée par la recherche d'excuses aux rédacteurs quant aux raisons
pour lesquelles ils se parent des plumes du paon pour habiller leurs écrits.
Les théories de l'excuse d'un canon qui porte la tromperie comme marque
d'infamie se répartissent en 3 groupes :
- "la notion d'œuvre
donc la propriété intellectuelle n'existait
pas dans l'Antiquité"… c'est faux (se reporter aux Sophistes,
à Platon se
proposant de brûler l'œuvre de Démocrite ;
- "la notion d'autorité
n'existait pas : c'étaient des écoles d'auteurs"… en ce qui
concerne les proto-pauliniens, il n'y a aucune trace d'école, c'est bien
une autorité qui s'exprime.
- "les rédacteurs
n'avaient pas conscience d'être auteurs mais seulement d'être inspirés,
possédés par la divinité…" : Si l'on suit ce raisonnement,
Paul qui écrit en son nom a moins de légitimité que ceux qui le
contrefont… Ce raisonnement n'est pas très solide vu le sort qu'on fait à
Paul dans la plupart des églises chrétiennes. »
Enseignement de Paul [modifier]
Paul de Tarse (Place Saint-Pierre)
« Les tentatives pour
reconstruire sa théologie (ou reconstruire le christianisme à partir d’elle)
ont généralement amplifié et souligné certaines idées aux dépens des autres,
sans tenir compte des tensions, parfois des antinomies et des contradictions
qu’il y a entre elles. Il faut tenir compte en effet de la diversité de leur
origine (Écritures, traditions chrétiennes, révélations personnelles), de la
dualité de sa culture, hellénique et juive, et surtout du fait que la plupart
de ses écrits sont des écrits de circonstance[7].»
Les différences entre le Jésus de Paul et celui des Évangiles
ont parfois été jugées considérables. En effet, Paul, contrairement aux autres
apôtres, n'a pas connu Jésus au sujet duquel il mène une reflexion plus qu'il
n'en répercute le message direct :
« Le Jésus auquel Paul s'est
converti n'est pas le prédicateur du Règne de Dieu. » (Alfred
Loisy).
Inversement, il est aussi mis en évidence la continuité entre l’enseignement
de Jésus de Nazareth et celui de Paul concernant
l'interprétation de l'histoire, l'amour de Dieu pour tous les
hommes, la justification par la foi, l'éthique [8].
Cet enseignement est centré sur le Christ, « mort pour nos péchés, selon les
Écritures », « ressuscité le troisième jour, selon les Écritures »
(1 Co 15, 3-4), « Seigneur » (1 Co 12, 3), « Fils de Dieu »
(Rm 1, 4, etc.) qui est l’ « Esprit de vie » (Rm 8, 2), et en qui
« habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » (Col 2,
9) :
« S'il n'y a point de
résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si Christ
n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est
vaine. » (1 Co 15, 13-14).
« Les Juifs demandent des
miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié;
scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et
sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » (1 Co
1, 22-24).
Article
détaillé : Christologie de Paul.
Il met l'accent sur la foi, l'espérance et par dessus tout, l'amour :
« Quand je parlerais les
langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui
résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la
science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même
toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne
suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des
pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas
l'amour, cela ne me sert de rien. » (1 Co 13, 1-3).
La rédemption s’adresse à tous, indépendamment de la race, de la condition
sociale, du sexe, etc.
« Il n’y a plus ni juif, ni
grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus homme
et femme » (Ga 3, 28 ).
L’Église ne désigne plus seulement une
communauté de croyants mais un corps mystique (Ep 1, 23 ; Col 1, 24).
Critiques
de l'enseignement de Paul [modifier]
Divers aspects de l’enseignement de Paul ont été très critiqués. Nietzsche rappelle, pour dénoncer la
valorisation de ce qu'il désigne comme de la décadence à imputer au
christianisme, une parole de Paul présente en 1 Co 1, 28 :
« « Dieu a choisi ce qui est faible devant le monde, ce qui est
insensé devant le monde, ce qui est ignoble et méprisé » : ce fut là
la formule, in hoc signo, la décadence fut victorieuse. » (L'Antéchrist,
LI). Voici les versets concernés:
"Considérez, frères, que
parmi vous qui avez été appelés il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair,
ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses
folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du
monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et
celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui
sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu." 1 Co 27-29
En relisant le passage ci dessus, une exégèse plus poussée pourrait voir au
travers ces paroles une éloge chrétienne du doute et de la déviance, où les
notions de fort/faible nobles/viles etc. correspondraient à une forme de
jugement construit à partir d'une norme dominante. On pourrait débattre ici
d'une conscience sociologique des pères du christianisme, ce qui irait dans le
sens des théories de René Girard ou Simone Weil.
Si tel était le cas, rappelons que la déviance,
est un vecteur sociologique de renouvèlement d'une forme sociale et de sa
culture et donc de contrebalancement de sa propre décadence... (Cet aspect est
exploré par Jacques Ellul dans Anarchie et Christianisme
sans pour autant évoquer directement ces versets.) Il faut aussi noter ici que
le philosophe allemand en a conscience, puisqu'il qualifie les premiers pas de
la religion chrétienne de "dionysiaques" dans les premières pages de L'Antéchrist.
Ses propos concernant les femmes[9]lui ont
aussi été vivement reprochés et ont été opposés à la sollicitude que Jésus a manifesté à leur égard. Ils doivent
cependant être contextualisés et ne pas occulter qu'il s'agit de rappels à
l'ordre témoignant justement que les femmes avaient une participation active au
sein des premières communautés chrétiennes[10]. Pour
Paul, comme entre maîtres et esclaves (1 Co 7, 21-23), le statut compte moins
que la fraternité dans les relations sociales ; de même l'autorité
étatique doit être acceptée si elle s'exerce avec justice :
« que les femmes se taisent
dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles
soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire
sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est
malséant à une femme de parler dans l'Église » (1 Co 14, 34) ;
« Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme,
que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ »
(1 Co 11, 2-16 ). « Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que
la femme agisse de même envers son mari » (1 Co 7, 3).
« C'est pourquoi celui qui
s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi » (Rm, 13, 2).
« Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez
l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la
crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. Ne devez rien à personne, si ce
n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a
accompli la loi. » (Rm 13, 7-8).
Rôle de Paul dans la fondation du christianisme [modifier]
Un courant minoritaire parmi les historiens soutient que Paul est le
fondateur véritable du christianisme du fait de sa théologie
et du rôle qu’il a joué dans la propagation du message chrétien aux païens.
Cette section est vide, pas
assez détaillée ou incomplète. Votre
aide est la bienvenue !
Cette idée est réfutée par d'autres historiens, comme Étienne Trocmé qui dit à ce sujet :
« Sans sous-estimer
l’immense portée de la pensée paulinienne, on doit dire que l’apôtre n’est
pas le créateur des idées centrales de la doctrine
chrétienne. Sa doctrine de Dieu vient tout droit de l’Ancien
Testament et du judaïsme. La christologie
qui définit la personne du Christ remonte pour une large part à la primitive
Église de Jérusalem (cf. les discours de Pierre en Actes 2 à 4, et le titre de « Seigneur »
(‘’Kurios’’) si fréquent sous la plume de Paul, a une origine
palestino-syrienne. La doctrine du Saint-Esprit,
que Paul a beaucoup développée, n’est pourtant pas sa création, puisqu’elle a
de profondes racines bibliques et qu’elle est préfigurée, non seulement à Qumrân, mais
aussi chez les chrétiens palestiniens de la première génération (Mc 3, 28-30 et
par ; Ac 2, 1-13 ; 8, 29-39 ; 15, 28). Quant à la doctrine du salut,
exposée par Paul avec tant de vigueur dans ses Épitres aux Romains et aux Galates, elle véhicule bien des notions venues
du judaïsme
palestinien (la mort du Christ interprétée comme un sacrifice, Rm
3, 25 ; ou encore comme un acquittement judiciaire, Rm 3, 31-24 ; etc.).
Bref, Paul est ici un génial interprète, non le créateur qui aurait donné au
christianisme son système doctrinal propre. »[11]
Sur l’importance qu’a joué Paul dans la propagation du message christique
en-dehors du judaïsme, il faut là aussi nuancer et ne pas oublier que Jésus et les premiers disciples étaient
originaires de Galilée, une région où se côtoyaient Juifs et
non-Juifs comme le rappelle Marie-Françoise Baslez :
« Terre de contacts, la Galilée était aussi à l’époque de Jésus, une terre de contrastes et d’antagonismes.
Dans la prédication apostolique qui s’adressa, au-delà des Juifs, à la terre
entière, l’insistance sur l’enracinement galiléen permit d’affirmer d’emblée la
perspective universaliste d’une religion dont le fondateur n’était presque
jamais sorti de Palestine. On comprend mieux aussi la vocation des apôtres. »[12].
Néanmoins, ainsi que le relève Henri Persoz, pourquoi Paul cite-t-il si peu
les paroles du Christ ?[13] Il ne
suffit pas de dire comme Christophe Senft que « la comparaison de la
prédication de Jésus et l'évangile de Paul fait apparaître de surprenantes
convergences entre la parole de Jésus et celle de son apôtre »[14]. Selon Charles
L'Eplattenier :
« ...le caractère des
lettres de Paul, écrits de circonstance, n'appelait pas la référence aux
paroles et à la vie de Jésus, et que Paul pouvait davantage s'y référer dans
son enseignement aux Eglises (il faut ici distinguer le kérygme, proclamant la
mort et la résurrection de Jésus comme événements de salut, de
l'enseignement...). Or nous ne savons rien de la catéchèse de Paul lors de ses
longs séjours à Antioche, Corinthe ou Ephèse. »[15]
Paul se veut relativement indépendant des autres apôtres. Étant directement
inspiré du Ressuscité, il ne se sent pas lié à une tradition humaine concernant
Jésus (Gal.1:16-17, cf. II Cor, 5: 16). Son christianisme a des points communs
avec le christianisme hellénistique d'Etienne mais est distinct de lui. Le
christianisme "paulinien" s'est fédéré a posteriori avec les
tendances dirigées par Pierre et Jacques
(Gal.2:9).
La tombe de Paul : données archéologiques [modifier]
Une tradition chrétienne du IVe siècle
attribue à Paul de Tarse un tombeau située au-dessous de l'autel majeur de
l'actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-murs
au sud de Rome [16]. Des
fouilles récentes y ont été effectuées qui ont été rapportées dans un
communiqué de l'agence de presse internationale catholique Apic du
17/02/2005 :
« Un sarcophage pouvant
contenir les reliques de l’apôtre Paul a été identifié dans la basilique
romaine de Saint-Paul-hors-les-murs, selon
Giorgio Filippi, responsable du département épigraphique des Musées du Vatican.
Sous le maître-autel actuel, une
plaque de marbre du IVe siècle, visible depuis toujours, porte l’inscription
« Paulo apostolo mart » (Paul apôtre mart, ndlr). La plaque est munie
de trois orifices probablement liés au culte funéraire de saint Paul. D’après
Giorgio Filippi, ces trous étaient utilisés « pour la
« création » de reliques par simple contact » avec le tombeau de
l’apôtre.
Le long de la voie Ostiense, un
édicule aurait été élevé sur la tombe de l’apôtre Paul, après sa mort dans le
cours du Ier siècle.
Comme pour saint Pierre, l’empereur Constantin entreprit ensuite au
début du IVe siècle
de faire construire une basilique pour abriter la tombe. Puis, en 386, un demi-siècle après
la mort de Constantin, devant l’afflux des
pèlerins, une basilique plus grande fut construite à la demande des empereurs Valentinien
II, Théodose et Arcadius.»
Notes et références [modifier]
- ↑ Gérald Messadié - L'Incendiaire, Vie de
Saul, apôtre, Robert Laffont, 1995.
- ↑ a b Marcel
Simon, Les premiers chrétiens, PUF, 1967.
- ↑ Gérald
Messadié, lui même d'avis que Paul est mort à Rome en 64, signale que
certains historiens placent sa mort trois ou quatre ans plus tard. Op.
cit. note 274.
- ↑ Rm 16:22
- ↑ Régis Burnet,
"Épîtres et lettres Ier, IIe siècles", éd. du Cerf, 2003 ISBN
2204071706
- ↑ Ibid.
- ↑ Dictionnaire
encyclopédique de la Bible, article Paul, Brepols, 2003.
- ↑ Daniel Marguerat, Paul interprète de Jésus
in Les premiers temps de l’Église, Folio histoire, Gallimard, 2004.
- ↑ A confronter à
cette sentence de la Mishna : « Mieux vaut brûler les paroles de la
Torah plutôt que les livrer aux femmes » (traité Sota, 18, 8), ou à
certaines paroles de Hillel l'ancien : « Beaucoup de
femmes, beaucoup de sorcellerie » ou « ne parle pas trop avec
les femmes » (Aboth 2, 7 et 1, 5).
- ↑ Daniel Marguerat, Saint Paul contre les
femmes ? in Le Dieu des premiers chrétiens, Labor et
Fides, 1990.
- ↑ Étienne Trocmé, Paul, fondateur du
christianisme ? in Aux origines du christianisme, Folio
histoire, Gallimard, 2000.
- ↑ Marie-Françoise Baslez, Bible et
Histoire, Folio histoire, Gallimard, 1998.
- ↑ Henri Persoz: Enquête sur Paul et Jésus, Pourquoi Paul cite-t-il si peu les paroles du Christ ? Edition : Paris, Ed. Église Réformée de la Bastille, 2001.« d'une part les passages où Paul paraît citer explicitement ou implicitement une parole de Jésus : ITh.4,2.15 ; ICo.7,10s et 9,14 ; Rm.14,14 (ch.III). D'autre part ceux où Paul évoque, de près ou de loin, l'enseignement ou la vie de Jésus : Rm.12,14. 20 ; 13,8b ; 15,3 ; ICo.15,3 ; ITh.4,9, Ga.5,14 ;




Commentaires