PAUL DE TARSE 1
Paul de Tarse (à l'origine Saul) ou saint Paul pour les chrétiens (né v. 10 à Tarse, en Cilicie, (auj. İçe, en Turquie) - mort v. 65 à Rome) est l'une des figures principales du christianisme, par le rôle qu'il a joué dans son expansion initiale, et par son interprétation de l'enseignement de Jésus. Selon le Nouveau Testament (livre des Actes des Apôtres et Épîtres de Paul), Paul se revendique comme l'un des apôtres de Jésus-Christ qui, quelques années après sa mort, sa résurrection et son ascension, lui serait apparu et l'aurait converti.
Vie de Paul selon les textes antiques
Les Épîtres pauliniennes donnent quelques renseignements sur leur aute Vie de Paul selon les textes antiques [modifier]
Les Épîtres pauliniennes donnent quelques renseignements sur leur auteur :
« Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benyamin. » — (Rom. 11:1).
« Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benyamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la loi. » — (Phil. 3:5).
Selon Luc, Paul est né d'une famille juive à Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) :
« Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. » — (Ac. 21, 39).
Selon Jérôme de Stridon :
« Les parents de Paul étaient originaires de Gyscal, province de Judée, et lorsque toute la province fut dévastée par les armées romaines et les Juifs dispersés dans tout l'univers, il furent transportés à Tarse, ville de Cilicie. Paul, tout jeune encore, suivit ses parents. »
Il serait né autour de l'an 10. Il avait un frère, si on interprète ce qui suit au sens littéral :
« Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. » — (Rom. 16:13).
Il aurait été, vers douze ou treize ans, envoyé par ses parents à Jérusalem, pour suivre la carrière de scribe et aurait été instruit par Gamaliel.
« Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » — (Act. 22, 3).
Il fit preuve d'un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens) et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples du Christ. Il participa à cette période à la lapidation d'Étienne.
Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas. Selon les Actes des Apôtres, au cours du voyage pour s'y rendre, il rencontra Jésus ressuscité (vers 33). Il sortit de cette rencontre momentanément aveugle. Trois jours plus tard, il fut guéri par un disciple vivant à Damas : Ananie. Il se convertit au christianisme et se fit baptiser. Il se présente alors lui-même comme un apôtre du Christ, et comme le bénéficiaire de la dernière apparition de Jésus .
Il aida, mais sans en être l'initiateur, l'« ouverture vers les gentils » de l'Église naissante. À cette époque, l'enseignement s'adressait principalement aux Juifs que l'on cherchait à convertir. Aux yeux des premiers chrétiens, qui se sentaient encore juifs, les incirconcis étaient des personnes peu fréquentables, voire impures, et le message du Christ semblait ne pas leur être destiné. Paul, à la suite de Barnabé, alla prêcher chez eux. Selon Luc, au Concile de Jérusalem il réussit à convaincre les autres chefs de la première communauté chrétienne que l'on pouvait être baptisé sans avoir été au préalable circoncis (Ac 21, 18), mais les tensions persistèrent avec le courant mené par Jacques (Ga 2, 11s). Paul, grand voyageur, a fondé et soutenu des Églises dans tout l'Est du bassin méditerranéen. Quand il ne leur rendait pas visite personnellement, il communiquait avec eux par lettres (épîtres).
Son engagement auprès des gentils et ses convictions religieuses lui attirèrent l'inimitié de certains juifs. Il fut arrêté à Jérusalem et manqua d'être lynché. Arrêté par les Romains, il argua de sa Civis Romanus Sum (citoyenneté romaine) pour être jugé non par le Sanhédrin mais par le gouverneur. Celui-ci l'emprisonna durant deux ans à Césarée. Puis, sur la demande de Paul, il fut conduit à Rome pour comparaître devant l'empereur. Une tempête le détourna sur Malte où il resta quelques mois puis il s'installa à Rome, d'abord en liberté surveillée puis complètement libre. Il y mourut décapité (en tant que citoyen romain), probablement en 67, à la suite de l'incendie de Rome (64), et après un procès probable sous le règne de Néron :
« On raconte que, sous son règne, Paul eut la tête coupée à Rome même […] » (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, XXV, 5)
Problématiques concernant la biographie de Paul [modifier]
Plusieurs aspects de la vie de Paul demeurent mal expliqués : sa double appartenance juive et romaine, sa conversion radicale, ses contacts avec les autorités romaines[1].
Selon Marcel Simon :
« il connaissait, semble-t-il, l'araméen et l'hébreu. Mais sa langue maternelle est le grec, et c'est dans la traduction des Septante qu'il lit
Son arrestation est consécutive au fait d'avoir introduit un païen dans le sanctuaire de Jérusalem ou à sa présence elle-même, ce qui était passible de mort selon la loi juive, mais son état de citoyen romain a empêché qu'il ne soit livré au Sanhédrin et embarrassé les deux procurateurs qui se sont succédé en Judée, et ont fait traîner l'affaire, de même que la juridiction impériale devant qui il demanda à comparaître[2]. La fin de sa vie reste obscure : les Actes des Apôtres se terminent brusquement sur l'indication qu'il est resté deux ans à Rome en liberté surveillée. Il serait mort en 64 lors de la persécution des chrétiens ordonnée par Néron, à moins que, relâché, il ait continué ses activités missionnaires avant d'être de nouveau arrêté, ramené à Rome puis décapité en 67.[3]
La conversion [modifier]
Saul de Tarse, envoyé à Damas pour persécuter les premiers Chrétiens, voit le Christ en apparition. Sur le chemin de Damas, il eut la révélation de la foi. Désormais on le connaîtra surtout sous son nom romain de Paul, "apôtre des Nations". L'épisode, rapporté dans les Actes des Apôtres, symbolise depuis tout lieu où un retournement subit de convictions permet l'accès à la vérité. Ac 9 :
« Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Tremblant et saisi d'effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas. Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but. » (Ac 9, 3-9).
Les Voyages de Paul [modifier]
Après sa conversion, Paul séjourne quelque temps à Damas, puis en Arabie, puis à Jérusalem, Tarse, avant d'être invité par Barnabé à Antioche. C'est de cette ville qu'il partira pour ces voyages missionnaires. On peut raisonnablement dater ses voyages dans un intervalle de quelques années de 45 à 58 environ.
Carte du premier voyage missionnaire
Premier voyage (estimé de 45 à 49) [modifier]
C'est un voyage aller-retour qu'il effectue en compagnie de Barnabé et de Jean Marc (cousin de Barnabé). Il visite Chypre, la Pamphylie (Pergé) et prêche autour d'Antioche de Pisidie.
Paul et Barnabé cherchent à convertir des Juifs, prêchent dans les synagogues, sont souvent mal reçus et obligés de partir précipitamment (à cause de leur annonce du salut et de la résurrection en Jésus : voir Actes 13:15-41 mais pas forcément mal reçus : voir Actes 13:42-49.
Sur le chemin du retour, ils ne repassent pas par Chypre et se rendent directement de Pergé à Antioche.
Deuxième voyage (estimé de 50 à 52) [modifier]
Carte du deuxième voyage missionnaire
Paul effectue ce deuxième voyage en compagnie de Silas.
Son premier objectif est de rencontrer à nouveau les communautés qui se sont créées en Cilicie et Pisidie.
À Lystre, il rencontre Timothée qui continue le voyage avec eux. Ils parcourent la Phrygie, la Galatie, la Mysie. À Troie, ils s'embarquent pour la Macédoine. Paul séjourne quelque temps à Athènes puis à Corinthe.
Il retourne ensuite à Antioche en passant par Éphèse et Césarée.
Troisième voyage (estimé de 53 à 58) [modifier]
Carte du troisième voyage missionnaire
C'est un voyage de consolidation : Paul retourne voir les communautés qui se sont créées en Galatie, Phrygie, à Éphèse, en Macédoine jusqu'à Corinthe. Puis il retourne à Troie en passant par la Macédoine. De là, il embarque et finit son trajet par bateau jusqu'à Tyr, Césarée, Jérusalem où il est arrêté.
Voyage de la captivité
Le voyage à Rome n'est pas un voyage missionnaire. Cependant, l'action d'évangélisation de Paul est rapportée en Ac 28, 30-
Les Épîtres pauliniennes
Ur :
« Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benyamin. » — (Rom. 11:1).
« Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benyamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la loi. » — (Phil. 3:5).
Selon Luc, Paul est né d'une famille juive à Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) :
« Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. » — (Ac. 21, 39).
Selon Jérôme de Stridon :
« Les parents de Paul étaient originaires de Gyscal, province de Judée, et lorsque toute la province fut dévastée par les armées romaines et les Juifs dispersés dans tout l'univers, il furent transportés à Tarse, ville de Cilicie. Paul, tout jeune encore, suivit ses parents. »
Il serait né autour de l'an 10. Il avait un frère, si on interprète ce qui suit au sens littéral :
« Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. » — (Rom. 16:13).
Il aurait été, vers douze ou treize ans, envoyé par ses parents à Jérusalem, pour suivre la carrière de scribe et aurait été instruit par Gamaliel.
« Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » — (Act. 22, 3).
Il fit preuve d'un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens) et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples du Christ. Il participa à cette période à la lapidation d'Étienne.
Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas. Selon les Actes des Apôtres, au cours du voyage pour s'y rendre, il rencontra Jésus ressuscité (vers 33). Il sortit de cette rencontre momentanément aveugle. Trois jours plus tard, il fut guéri par un disciple vivant à Damas : Ananie. Il se convertit au christianisme et se fit baptiser. Il se présente alors lui-même comme un apôtre du Christ, et comme le bénéficiaire de la dernière apparition de Jésus.
Il aida, mais sans en être l'initiateur, l'« ouverture vers les gentils » de l'Église naissante. À cette époque, l'enseignement s'adressait principalement aux Juifs que l'on cherchait à convertir. Aux yeux des premiers chrétiens, qui se sentaient encore juifs, les incirconcis étaient des personnes peu fréquentables, voire impures, et le message du Christ semblait ne pas leur être destiné. Paul, à la suite de Barnabé, alla prêcher chez eux. Selon Luc, au Concile de Jérusalem il réussit à convaincre les autres chefs de la première communauté chrétienne que l'on pouvait être baptisé sans avoir été au préalable circoncis (Ac 21, 18), mais les tensions persistèrent avec le courant mené par Jacques (Ga 2, 11s). Paul, grand voyageur, a fondé et soutenu des Églises dans tout l'Est du bassin méditerranéen. Quand il ne leur rendait pas visite personnellement, il communiquait avec eux par lettres (épîtres).
Son engagement auprès des gentils et ses convictions religieuses lui attirèrent l'inimitié de certains juifs. Il fut arrêté à Jérusalem et manqua d'être lynché. Arrêté par les Romains, il argua de sa Civis Romanus Sum (citoyenneté romaine) pour être jugé non par le Sanhédrin mais par le gouverneur. Celui-ci l'emprisonna durant deux ans à Césarée. Puis, sur la demande de Paul, il fut conduit à Rome pour comparaître devant l'empereur. Une tempête le détourna sur Malte où il resta quelques mois puis il s'installa à Rome, d'abord en liberté surveillée puis complètement libre. Il y mourut décapité (en tant que citoyen romain), probablement en 67, à la suite de l'incendie de Rome (64), et après un procès probable sous le règne de Néron :
« On raconte que, sous son règne, Paul eut la tête coupée à Rome même […] » (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, XXV, 5)
Problématiques concernant la biographie de Paul
Plusieurs aspects de la vie de Paul demeurent mal expliqués : sa double appartenance juive et romaine, sa conversion radicale, ses contacts avec les autorités romaines [1].
Selon Marcel Simon :
« il connaissait, semble-t-il, l'araméen et l'hébreu. Mais sa langue maternelle est le grec, et c'est dans la traduction des Septante qu'il lit
Son arrestation est consécutive au fait d'avoir introduit un païen dans le sanctuaire de Jérusalem ou à sa présence elle-même, ce qui était passible de mort selon la loi juive, mais son état de citoyen romain a empêché qu'il ne soit livré au Sanhédrin et embarrassé les deux procurateurs qui se sont succédé en Judée, et ont fait traîner l'affaire, de même que la juridiction impériale devant qui il demanda à comparaître[2]. La fin de sa vie reste obscure : les Actes des Apôtres se terminent brusquement sur l'indication qu'il est resté deux ans à Rome en liberté surveillée. Il serait mort en 64 lors de la persécution des chrétiens ordonnée par Néron, à moins que, relâché, il ait continué ses activités missionnaires avant d'être de nouveau arrêté, ramené à Rome puis décapité en 67.[3]
La conversion
Saul de Tarse, envoyé à Damas pour persécuter les premiers Chrétiens, voit le Christ en apparition. Sur le chemin de Damas, il eut la révélation de la foi. Désormais on le connaîtra surtout sous son nom romain de Paul, "apôtre des Nations". L'épisode, rapporté dans les Actes des Apôtres, symbolise depuis tout lieu où un retournement subit de convictions permet l'accès à la vérité. Ac 9 :
« Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Tremblant et saisi d'effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas. Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but. » (Ac 9, 3-9).
Les Voyages de Paul
Après sa conversion, Paul séjourne quelque temps à Damas, puis en Arabie, puis à Jérusalem, Tarse, avant d'être invité par Barnabé à Antioche. C'est de cette ville qu'il partira pour ces voyages missionnaires. On peut raisonnablement dater ses voyages dans un intervalle de quelques années de 45 à 58 environ.
Carte du premier voyage missionnaire
Premier voyage (estimé de 45 à 49)
C'est un voyage aller-retour qu'il effectue en compagnie de Barnabé et de Jean Marc (cousin de Barnabé). Il visite Chypre, la Pamphylie (Pergé) et prêche autour d'Antioche de Pisidie.
Paul et Barnabé cherchent à convertir des Juifs, prêchent dans les synagogues, sont souvent mal reçus et obligés de partir précipitamment (à cause de leur annonce du salut et de la résurrection en Jésus : voir Actes 13:15-41 mais pas forcément mal reçus : voir Actes 13:42-49.
Sur le chemin du retour, ils ne repassent pas par Chypre et se rendent directement de Pergé à Antioche.




Commentaires
AHMED le 07/07/2008 à 11:20:19BIEN