Livre des Proverbes
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| Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël, | |||||||||
| Pour connaître la sagesse et l'instruction, Pour comprendre les paroles de l'intelligence ; | |||||||||
| Pour recevoir des leçons de bon sens, De justice, d'équité et de droiture ; | |||||||||
| Pour donner aux simples du discernement, Au jeune homme de la connaissance et de la réflexion. | |||||||||
| Que le sage écoute, et il augmentera son savoir, Et celui qui est intelligent acquerra de l'habileté, | |||||||||
| Pour saisir le sens d'un proverbe ou d'une énigme, Des paroles des sages et de leurs sentences. | |||||||||
| La crainte de l'Éternel est le commencement de la science ; Les insensés méprisent la sagesse et l'instruction. | |||||||||
| Écoute, mon fils, l'instruction de ton père, Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère ; | |||||||||
| Car c'est une couronne de grâce pour ta tête, Et une parure pour ton cou. | |||||||||
| Mon fils, si des pécheurs veulent te séduire, Ne te laisse pas gagner. | |||||||||
| S'ils disent : Viens avec nous ! dressons des embûches, versons du sang, Tendons des pièges à celui qui se repose en vain sur son innocence, | |||||||||
| Engloutissons-les tout vifs, comme le séjour des morts, Et tout entiers, comme ceux qui descendent dans la fosse ; | |||||||||
| Nous trouverons toute sorte de biens précieux, Nous remplirons de butin nos maisons ; | |||||||||
| Tu auras ta part avec nous, Il n'y aura qu'une bourse pour nous tous ! | |||||||||
| Mon fils, ne te mets pas en chemin avec eux, Détourne ton pied de leur sentier ; | |||||||||
| Car leurs pieds courent au mal, Et ils ont hâte de répandre le sang. | |||||||||
| Mais en vain jette-t-on le filet Devant les yeux de tout ce qui a des ailes ; | |||||||||
| Et eux, c'est contre leur propre sang qu'ils dressent des embûches, C'est à leur âme qu'ils tendent des pièges. | |||||||||
| Ainsi arrive-t-il à tout homme avide de gain ; La cupidité cause la perte de ceux qui s'y livrent. | |||||||||
| La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places : | |||||||||
| Elle crie à l'entrée des lieux bruyants ; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : | |||||||||
| Jusqu'à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité ? Jusqu'à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science ? | |||||||||
| Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon esprit, Je vous ferez connaître mes paroles... | |||||||||
| Puisque j'appelle et que vous résistez, Puisque j'étends ma main et que personne n'y prend garde, | |||||||||
| Puisque vous rejetez tous mes conseils, Et que vous n'aimez pas mes réprimandes, | |||||||||
| Moi aussi, je rirai quand vous serez dans le malheur, Je me moquerai quand la terreur vous saisira, | |||||||||
| Quand la terreur vous saisira comme une tempête, Et que le malheur vous enveloppera comme un tourbillon, Quand la détresse et l'angoisse fondront sur vous. | |||||||||
| Alors ils m'appelleront, et je ne répondrai pas ; Ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas. | |||||||||
| Parce qu'ils ont haï la science, Et qu'ils n'ont pas choisi la crainte de l'Éternel, | |||||||||
| Parce qu'ils n'ont point aimé mes conseils, Et qu'ils ont dédaigné toutes mes réprimandes, | |||||||||
| Ils se nourriront du fruit de leur voie, Et ils se rassasieront de leurs propres conseils, | |||||||||
| Car la résistance des stupides les tue, Et la sécurité des insensés les perd ; | |||||||||
| Mais celui qui m'écoute reposera avec assurance, Il vivra tranquille et sans craindre aucun mal. | |||||||||
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| Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, | |||||||||
| Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l'intelligence ; | |||||||||
| Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l'intelligence, | |||||||||
| Si tu la cherches comme l'argent, Si tu la poursuis comme un trésor, | |||||||||
| Alors tu comprendras la crainte de l'Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. | |||||||||
| Car l'Éternel donne la sagesse ; De sa bouche sortent la connaissance et l'intelligence ; | |||||||||
| Il tient en réserve le salut pour les hommes droits, Un bouclier pour ceux qui marchent dans l'intégrité, | |||||||||
| En protégeant les sentiers de la justice Et en gardant la voie de ses fidèles. | |||||||||
| Alors tu comprendras la justice, l'équité, La droiture, toutes les routes qui mènent au bien. | |||||||||
| Car la sagesse viendra dans ton coeur, Et la connaissance fera les délices de ton âme ; | |||||||||
| La réflexion veillera sur toi, L'intelligence te gardera, | |||||||||
| Pour te délivrer de la voie du mal, De l'homme qui tient des discours pervers, | |||||||||
| De ceux qui abandonnent les sentiers de la droiture Afin de marcher dans des chemins ténébreux, | |||||||||
| Qui trouvent de la jouissance à faire le mal, Qui mettent leur plaisir dans la perversité, | |||||||||
| Qui suivent des sentiers détournés, Et qui prennent des routes tortueuses ; | |||||||||
| Pour te délivrer de la femme étrangère, De l'étrangère qui emploie des paroles doucereuses, | |||||||||
| Qui abandonne l'ami de sa jeunesse, Et qui oublie l'alliance de son Dieu ; | |||||||||
| Car sa maison penche vers la mort, Et sa route mène chez les morts : | |||||||||
| Aucun de ceux qui vont à elle ne revient, Et ne retrouve les sentiers de la vie. | |||||||||
| Tu marcheras ainsi dans la voie des gens de bien, Tu garderas les sentiers des justes. | |||||||||
| Car les hommes droits habiteront le pays, Les hommes intègres y resteront ; | |||||||||
| Mais les méchants seront retranchés du pays, Les infidèles en seront arrachés. | |||||||||
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| Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, Et que ton coeur garde mes préceptes ; | |||||||||
| Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, Et ils augmenteront ta paix. | |||||||||
| Que la bonté et la fidélité ne t'abandonnent pas ; Lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton coeur. | |||||||||
| Tu acquerras ainsi de la grâce et une raison saine, Aux yeux de Dieu et des hommes. | |||||||||
| Confie-toi en l'Éternel de tout ton coeur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse ; | |||||||||
| Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers. | |||||||||
| Ne sois point sage à tes propres yeux, Crains l'Éternel, et détourne-toi du mal : | |||||||||
| Ce sera la santé pour tes muscles, Et un rafraîchissement pour tes os. | |||||||||
| Honore l'Éternel avec tes biens, Et avec les prémices de tout ton revenu : | |||||||||
| Alors tes greniers seront remplis d'abondance, Et tes cuves regorgeront de moût. | |||||||||
| Mon fils, ne méprise pas la correction de l'Éternel, Et ne t'effraie point de ses châtiments ; | |||||||||
| Car l'Éternel châtie celui qu'il aime, Comme un père l'enfant qu'il chérit. | |||||||||
| Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, Et l'homme qui possède l'intelligence ! | |||||||||
| Car le gain qu'elle procure est préférable à celui de l'argent, Et le profit qu'on en tire vaut mieux que l'or ; | |||||||||
| Elle est plus précieuse que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix. | |||||||||
| Dans sa droite est une longue vie ; Dans sa gauche, la richesse et la gloire. | |||||||||
| Ses voies sont des voies agréables, Et tous ses sentiers sont paisibles. | |||||||||
| Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, Et ceux qui la possèdent sont heureux. | |||||||||
| C'est par la sagesse que l'Éternel a fondé la terre, C'est par l'intelligence qu'il a affermi les cieux ; | |||||||||
| C'est par sa science que les abîmes se sont ouverts, Et que les nuages distillent la rosée. | |||||||||
| Mon fils, que ces enseignements ne s'éloignent pas de tes yeux, Garde la sagesse et la réflexion : | |||||||||
| Elles seront la vie de ton âme, Et l'ornement de ton cou. | |||||||||
| Alors tu marcheras avec assurance dans ton chemin, Et ton pied ne heurtera pas. | |||||||||
| Si tu te couches, tu seras sans crainte ; Et quand tu seras couché, ton sommeil sera doux. | |||||||||
| Ne redoute ni une terreur soudaine, Ni une attaque de la part des méchants ; | |||||||||
| Car l'Éternel sera ton assurance, Et il préservera ton pied de toute embûche. | |||||||||
| Ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit, Quand tu as le pouvoir de l'accorder. | |||||||||
| Ne dis pas à ton prochain : Va et reviens, Demain je donnerai ! quand tu as de quoi donner. | |||||||||
| Ne médite pas le mal contre ton prochain, Lorsqu'il demeure tranquillement près de toi. | |||||||||
| Ne conteste pas sans motif avec quelqu'un, Lorsqu'il ne t'a point fait de mal. | |||||||||
| Ne porte pas envie à l'homme violent, Et ne choisis aucune de ses voies. | |||||||||
| Car l'Éternel a en horreur les hommes pervers, Mais il est un ami pour les hommes droits ; | |||||||||
| La malédiction de l'Éternel est dans la maison du méchant, Mais il bénit la demeure des justes ; | |||||||||
| Il se moque des moqueurs, Mais il fait grâce aux humbles ; | |||||||||
| Les sages hériteront la gloire, Mais les insensés ont la honte en partage. | |||||||||
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| Écoutez, mes fils, l'instruction d'un père, Et soyez attentifs, pour connaître la sagesse ; | |||||||||
| Car je vous donne de bons conseils : Ne rejetez pas mon enseignement. | |||||||||
| J'étais un fils pour mon père, Un fils tendre et unique auprès de ma mère. | |||||||||
| Il m'instruisait alors, et il me disait : Que ton coeur retienne mes paroles ; Observe mes préceptes, et tu vivras. | |||||||||
| Acquiers la sagesse, acquiers l'intelligence ; N'oublie pas les paroles de ma bouche, et ne t'en détourne pas. | |||||||||
| Ne l'abandonne pas, et elle te gardera ; Aime-la, et elle te protégera. | |||||||||
| Voici le commencement de la sagesse : Acquiers la sagesse, Et avec tout ce que tu possèdes acquiers l'intelligence. | |||||||||
| Exalte-la, et elle t'élèvera ; Elle fera ta gloire, si tu l'embrasses ; | |||||||||
| Elle mettra sur ta tête une couronne de grâce, Elle t'ornera d'un magnifique diadème. | |||||||||
| Écoute, mon fils, et reçois mes paroles ; Et les années de ta vie se multiplieront. | |||||||||
| Je te montre la voie de la sagesse, Je te conduis dans les sentiers de la droiture. | |||||||||
| Si tu marches, ton pas ne sera point gêné ; Et si tu cours, tu ne chancelleras point. | |||||||||
| Retiens l'instruction, ne t'en dessaisis pas ; Garde-la, car elle est ta vie. | |||||||||
| N'entre pas dans le sentier des méchants, Et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais. | |||||||||
| Évite-la, n'y passe point ; Détourne-t'en, et passe outre. | |||||||||
| Car ils ne dormiraient pas s'ils n'avaient fait le mal, Le sommeil leur serait ravi s'ils n'avaient fait tomber personne ; | |||||||||
| Car c'est le pain de la méchanceté qu'ils mangent, C'est le vin de la violence qu'ils boivent. | |||||||||
| Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l'éclat va croissant jusqu'au milieu du jour. | |||||||||
| La voie des méchants est comme les ténèbres ; Ils n'aperçoivent pas ce qui les fera tomber. | |||||||||
| Mon fils, sois attentif à mes paroles, Prête l'oreille à mes discours. | |||||||||
| Qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux ; Garde-les dans le fond de ton coeur ; | |||||||||
| Car c'est la vie pour ceux qui les trouvent, C'est la santé pour tout leur corps. | |||||||||
| Garde ton coeur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. | |||||||||
| Écarte de ta bouche la fausseté, Éloigne de tes lèvres les détours. | |||||||||
| Que tes yeux regardent en face, Et que tes paupières se dirigent devant toi. | |||||||||
| Considère le chemin par où tu passes, Et que toutes tes voies soient bien réglées ; | |||||||||
| N'incline ni à droite ni à gauche, Et détourne ton pied du mal. | |||||||||
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| Mon fils, sois attentif à ma sagesse, Prête l'oreille à mon intelligence, | |||||||||
| Afin que tu conserves la réflexion, Et que tes lèvres gardent la connaissance. | |||||||||
| Car les lèvres de l'étrangère distillent le miel, Et son palais est plus doux que l'huile ; | |||||||||
| Mais à la fin elle est amère comme l'absinthe, Aiguë comme un glaive à deux tranchants. | |||||||||
| Ses pieds descendent vers la mort, Ses pas atteignent le séjour des morts. | |||||||||
| Afin de ne pas considérer le chemin de la vie, Elle est errante dans ses voies, elle ne sait où elle va. | |||||||||
| Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, Et ne vous écartez pas des paroles de ma bouche. | |||||||||
| Éloigne-toi du chemin qui conduit chez elle, Et ne t'approche pas de la porte de sa maison, | |||||||||
| De peur que tu ne livres ta vigueur à d'autres, Et tes années à un homme cruel ; | |||||||||
| De peur que des étrangers ne se rassasient de ton bien, Et du produit de ton travail dans la maison d'autrui ; | |||||||||
| De peur que tu ne gémisses, près de ta fin, Quand ta chair et ton corps se consumeront, | |||||||||
| Et que tu ne dises : Comment donc ai-je pu haïr la correction, Et comment mon coeur a-t-il dédaigné la réprimande ? | |||||||||
| Comment ai-je pu ne pas écouter la voix de mes maîtres, Ne pas prêter l'oreille à ceux qui m'instruisaient ? | |||||||||
| Peu s'en est fallu que je n'aie éprouvé tous les malheurs Au milieu du peuple et de l'assemblée. | |||||||||
| Bois les eaux de ta citerne, Les eaux qui sortent de ton puits. | |||||||||
| Tes sources doivent-elles se répandre au dehors ? Tes ruisseaux doivent ils couler sur les places publiques ? | |||||||||
| Qu'ils soient pour toi seul, Et non pour des étrangers avec toi. | |||||||||
| Que ta source soit bénie, Et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, | |||||||||
| Biche des amours, gazelle pleine de grâce : Sois en tout temps enivré de ses charmes, Sans cesse épris de son amour. | |||||||||
| Et pourquoi, mon fils, serais-tu épris d'une étrangère, Et embrasserais-tu le sein d'une inconnue ? | |||||||||
| Car les voies de l'homme sont devant les yeux de l'Éternel, Qui observe tous ses sentiers. | |||||||||
| Le méchant est pris dans ses propres iniquités, Il est saisi par les liens de son péché. | |||||||||
| Il mourra faute d'instruction, Il chancellera par l'excès de sa folie. | |||||||||
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| Mon fils, si tu as cautionné ton prochain, Si tu t'es engagé pour autrui, | |||||||||
| Si tu es enlacé par les paroles de ta bouche, Si tu es pris par les paroles de ta bouche, | |||||||||
| Fais donc ceci, mon fils, dégage-toi, Puisque tu es tombé au pouvoir de ton prochain ; Va, prosterne-toi, et fais des instances auprès de lui ; | |||||||||
| Ne donne ni sommeil à tes yeux, Ni assoupissement à tes paupières ; | |||||||||
| Dégage-toi comme la gazelle de la main du chasseur, Comme l'oiseau de la main de l'oiseleur. | |||||||||
| Va vers la fourmi, paresseux ; Considère ses voies, et deviens sage. | |||||||||
| Elle n'a ni chef, Ni inspecteur, ni maître ; | |||||||||
| Elle prépare en été sa nourriture, Elle amasse pendant la moisson de quoi manger. | |||||||||
| Paresseux, jusqu'à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? | |||||||||
| Un peu de sommeil, un peu d'assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir !... | |||||||||
| Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, Et la disette, comme un homme en armes. | |||||||||
| L'homme pervers, l'homme inique, Marche la fausseté dans la bouche ; | |||||||||
| Il cligne des yeux, parle du pied, Fait des signes avec les doigts ; | |||||||||
| La perversité est dans son coeur, Il médite le mal en tout temps, Il excite des querelles. | |||||||||
| Aussi sa ruine arrivera-t-elle subitement ; Il sera brisé tout d'un coup, et sans remède. | |||||||||
| Il y a six choses que hait l'Éternel, Et même sept qu'il a en horreur ; | |||||||||
| Les yeux hautains, la langue menteuse, Les mains qui répandent le sang innocent, | |||||||||
| Le coeur qui médite des projets iniques, Les pieds qui se hâtent de courir au mal, | |||||||||
| Le faux témoin qui dit des mensonges, Et celui qui excite des querelles entre frères. | |||||||||
| Mon fils, garde les préceptes de ton père, Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère. | |||||||||
| Lie-les constamment sur ton coeur, Attache-les à ton cou. | |||||||||
| Ils te dirigeront dans ta marche, Ils te garderont sur ta couche, Ils te parleront à ton réveil. | |||||||||
| Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière, Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie : | |||||||||
| Ils te préserveront de la femme corrompue, De la langue doucereuse de l'étrangère. | |||||||||
| Ne la convoite pas dans ton coeur pour sa beauté, Et ne te laisse pas séduire par ses paupières. | |||||||||
| Car pour la femme prostituée on se réduit à un morceau de pain, Et la femme mariée tend un piège à la vie précieuse. | |||||||||
| Quelqu'un mettra-t-il du feu dans son sein, Sans que ses vêtements s'enflamment ? | |||||||||
| Quelqu'un marchera-t-il sur des charbons ardents, Sans que ses pieds soient brûlés ? | |||||||||
| Il en est de même pour celui qui va vers la femme de son prochain : Quiconque la touche ne restera pas impuni. | |||||||||
| On ne tient pas pour innocent le voleur qui dérobe Pour satisfaire son appétit, quand il a faim ; | |||||||||
| Si on le trouve, il fera une restitution au septuple, Il donnera tout ce qu'il a dans sa maison. | |||||||||
| Mais celui qui commet un adultère avec une femme est dépourvu de sens, Celui qui veut se perdre agit de la sorte ; | |||||||||
| Il n'aura que plaie et ignominie, Et son opprobre ne s'effacera point. | |||||||||
| Car la jalousie met un homme en fureur, Et il est sans pitié au jour de la vengeance ; | |||||||||
| Il n'a égard à aucune rançon, Et il est inflexible, quand même tu multiplierais les dons. | |||||||||
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| Mon fils, retiens mes paroles, Et garde avec toi mes préceptes. | |||||||||
| Observe mes préceptes, et tu vivras ; Garde mes enseignements comme la prunelle de tes yeux. | |||||||||
| Lie-les sur tes doigts, Écris-les sur la table de ton coeur. | |||||||||
| Dis à la sagesse : Tu es ma soeur ! Et appelle l'intelligence ton amie, | |||||||||
| Pour qu'elles te préservent de la femme étrangère, De l'étrangère qui emploie des paroles doucereuses. | |||||||||
| J'étais à la fenêtre de ma maison, Et je regardais à travers mon treillis. | |||||||||
| J'aperçus parmi les stupides, Je remarquai parmi les jeunes gens un garçon dépourvu de sens. | |||||||||
| Il passait dans la rue, près de l'angle où se tenait une de ces étrangères, Et il se dirigeait lentement du côté de sa demeure : | |||||||||
| C'était au crépuscule, pendant la soirée, Au milieu de la nuit et de l'obscurité. | |||||||||
| Et voici, il fut abordé par une femme Ayant la mise d'une prostituée et la ruse dans le coeur. | |||||||||
| Elle était bruyante et rétive ; Ses pieds ne restaient point dans sa maison ; | |||||||||
| Tantôt dans la rue, tantôt sur les places, Et près de tous les angles, elle était aux aguets. | |||||||||
| Elle le saisit et l'embrassa, Et d'un air effronté lui dit : | |||||||||
| Je devais un sacrifice d'actions de grâces, Aujourd'hui j'ai accompli mes voeux. | |||||||||
| C'est pourquoi je suis sortie au-devant de toi Pour te chercher, et je t'ai trouvé. | |||||||||
| J'ai orné mon lit de couvertures, De tapis de fil d'Égypte ; | |||||||||
| J'ai parfumé ma couche De myrrhe, d'aloès et de cinnamome. | |||||||||
| Viens, enivrons-nous d'amour jusqu'au matin, Livrons-nous joyeusement à la volupté. | |||||||||
| Car mon mari n'est pas à la maison, Il est parti pour un voyage lointain ; | |||||||||
| Il a pris avec lui le sac de l'argent, Il ne reviendra à la maison qu'à la nouvelle lune. | |||||||||
| Elle le séduisit à force de paroles, Elle l'entraîna par ses lèvres doucereuses. | |||||||||
| Il se mit tout à coup à la suivre, Comme le boeuf qui va à la boucherie, Comme un fou qu'on lie pour le châtier, | |||||||||
| Jusqu'à ce qu'une flèche lui perce le foie, Comme l'oiseau qui se précipite dans le filet, Sans savoir que c'est au prix de sa vie. | |||||||||
| Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, Et soyez attentifs aux paroles de ma bouche. | |||||||||
| Que ton coeur ne se détourne pas vers les voies d'une telle femme, Ne t'égare pas dans ses sentiers. | |||||||||
| Car elle a fait tomber beaucoup de victimes, Et ils sont nombreux, tous ceux qu'elle a tués. | |||||||||
| Sa maison, c'est le chemin du séjour des morts ; Il descend vers les demeures de la mort. | |||||||||
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| La sagesse ne crie-t-elle pas ? L'intelligence n'élève-t-elle pas sa voix ? | |||||||||
| C'est au sommet des hauteurs près de la route, C'est à la croisée des chemins qu'elle se place ; | |||||||||
| A côté des portes, à l'entrée de la ville, A l'intérieur des portes, elle fait entendre ses cris : | |||||||||
| Hommes, c'est à vous que je crie, Et ma voix s'adresse aux fils de l'homme. | |||||||||
| Stupides, apprenez le discernement ; Insensés, apprenez l'intelligence. | |||||||||
| Écoutez, car j'ai de grandes choses à dire, Et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner ce qui est droit. | |||||||||
| Car ma bouche proclame la vérité, Et mes lèvres ont en horreur le mensonge ; | |||||||||
| Toutes les paroles de ma bouche sont justes, Elles n'ont rien de faux ni de détourné ; | |||||||||
| Toutes sont claires pour celui qui est intelligent, Et droites pour ceux qui ont trouvé la science. | |||||||||
| Préférez mes instructions à l'argent, Et la science à l'or le plus précieux ; | |||||||||
| Car la sagesse vaut mieux que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix. | |||||||||
| Moi, la sagesse, j'ai pour demeure le discernement, Et je possède la science de la réflexion. | |||||||||
| La crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal ; L'arrogance et l'orgueil, la voie du mal, Et la bouche perverse, voilà ce que je hais. | |||||||||
| Le conseil et le succès m'appartiennent ; Je suis l'intelligence, la force est à moi. | |||||||||
| Par moi les rois règnent, Et les princes ordonnent ce qui est juste ; | |||||||||
| Par moi gouvernent les chefs, Les grands, tous les juges de la terre. | |||||||||
| J'aime ceux qui m'aiment, Et ceux qui me cherchent me trouvent. | |||||||||
| Avec moi sont la richesse et la gloire, Les biens durables et la justice. | |||||||||
| Mon fruit est meilleur que l'or, que l'or pur, Et mon produit est préférable à l'argent. | |||||||||
| Je marche dans le chemin de la justice, Au milieu des sentiers de la droiture, | |||||||||
| Pour donner des biens à ceux qui m'aiment, Et pour remplir leurs trésors. | |||||||||
| L'Éternel m'a créée la première de ses oeuvres, Avant ses oeuvres les plus anciennes. | |||||||||
| J'ai été établie depuis l'éternité, Dès le commencement, avant l'origine de la terre. | |||||||||
| Je fus enfantée quand il n'y avait point d'abîmes, Point de sources chargées d'eaux ; | |||||||||
| Avant que les montagnes soient affermies, Avant que les collines existent, je fus enfantée ; | |||||||||
| Il n'avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, Ni le premier atome de la poussière du monde. | |||||||||
| Lorsqu'il disposa les cieux, j'étais là ; Lorsqu'il traça un cercle à la surface de l'abîme, | |||||||||
| Lorsqu'il fixa les nuages en haut, Et que les sources de l'abîme jaillirent avec force, | |||||||||
| Lorsqu'il donna une limite à la mer, Pour que les eaux n'en franchissent pas les bords, Lorsqu'il posa les fondements de la terre, | |||||||||
| J'étais à l'oeuvre auprès de lui, Et je faisais tous les jours ses délices, Jouant sans cesse en sa présence, | |||||||||
| Jouant sur le globe de sa terre, Et trouvant mon bonheur parmi les fils de l'homme. | |||||||||
| Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, Et heureux ceux qui observent mes voies ! | |||||||||
| Écoutez l'instruction, pour devenir sages, Ne la rejetez pas. | |||||||||
| Heureux l'homme qui m'écoute, Qui veille chaque jour à mes portes, Et qui en garde les poteaux ! | |||||||||
| Car celui qui me trouve a trouvé la vie, Et il obtient la faveur de l'Éternel. | |||||||||
| Mais celui qui pèche contre moi nuit à son âme ; Tous ceux qui me haïssent aiment la mort. | |||||||||
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| La sagesse a bâti sa maison, Elle a taillé ses sept colonnes. | |||||||||
| Elle a égorgé ses victimes, mêlé son vin, Et dressé sa table. | |||||||||
| Elle a envoyé ses servantes, elle crie Sur le sommet des hauteurs de la ville : | |||||||||
| Que celui qui est stupide entre ici ! Elle dit à ceux qui sont dépourvus de sens : | |||||||||
| Venez, mangez de mon pain, Et buvez du vin que j'ai mêlé ; | |||||||||
| Quittez la stupidité, et vous vivrez, Et marchez dans la voie de l'intelligence ! | |||||||||
| Celui qui reprend le moqueur s'attire le dédain, Et celui qui corrige le méchant reçoit un outrage. | |||||||||
| Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu'il ne te haïsse ; Reprends le sage, et il t'aimera. | |||||||||
| Donne au sage, et il deviendra plus sage ; Instruis le juste, et il augmentera son savoir. | |||||||||
| Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel ; Et la science des saints, c'est l'intelligence. | |||||||||
| C'est par moi que tes jours se multiplieront, Et que les années de ta vie augmenteront. | |||||||||
| Si tu es sage, tu es sage pour toi ; Si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine. | |||||||||
| La folie est une femme bruyante, Stupide et ne sachant rien. | |||||||||
| Elle s'assied à l'entrée de sa maison, Sur un siège, dans les hauteurs de la ville, | |||||||||
| Pour crier aux passants, Qui vont droit leur chemin : | |||||||||
| Que celui qui est stupide entre ici ! Elle dit à celui qui est dépourvu de sens : | |||||||||
| Les eaux dérobées sont douces, Et le pain du mystère est agréable ! | |||||||||
| Et il ne sait pas que là sont les morts, Et que ses invités sont dans les vallées du séjour des morts. | |||||||||
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| Proverbes de Salomon. Un fils sage fait la joie d'un père, Et un fils insensé le chagrin de sa mère. | |||||||||
| Les trésors de la méchanceté ne profitent pas, Mais la justice délivre de la mort. | |||||||||
| L'Éternel ne laisse pas le juste souffrir de la faim, Mais il repousse l'avidité des méchants. | |||||||||
| Celui qui agit d'une main lâche s'appauvrit, Mais la main des diligents enrichit. | |||||||||
| Celui qui amasse pendant l'été est un fils prudent, Celui qui dort pendant la moisson est un fils qui fait honte. | |||||||||
| Il y a des bénédictions sur la tête du juste, Mais la violence couvre la bouche des méchants. | |||||||||
| La mémoire du juste est en bénédiction, Mais le nom des méchants tombe en pourriture. | |||||||||
| Celui qui est sage de coeur reçoit les préceptes, Mais celui qui est insensé des lèvres court à sa perte. | |||||||||
| Celui qui marche dans l'intégrité marche avec assurance, Mais celui qui prend des voies tortueuses sera découvert. | |||||||||
| Celui qui cligne des yeux est une cause de chagrin, Et celui qui est insensé des lèvres court à sa perte. | |||||||||
| La bouche du juste est une source de vie, Mais la violence couvre la bouche des méchants. | |||||||||
| La haine excite des querelles, Mais l'amour couvre toutes les fautes. | |||||||||
| Sur les lèvres de l'homme intelligent se trouve la sagesse, Mais la verge est pour le dos de celui qui est dépourvu de sens. | |||||||||
| Les sages tiennent la science en réserve, Mais la bouche de l'insensé est une ruine prochaine. | |||||||||
| La fortune est pour le riche une ville forte ; La ruine des misérables, c'est leur pauvreté. | |||||||||
| L'oeuvre du juste est pour la vie, Le gain du méchant est pour le péché. | |||||||||
| Celui qui se souvient de la correction prend le chemin de la vie, Mais celui qui oublie la réprimande s'égare. | |||||||||
| Celui qui dissimule la haine a des lèvres menteuses, Et celui qui répand la calomnie est un insensé. | |||||||||
| Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent. | |||||||||
| La langue du juste est un argent de choix ; Le coeur des méchants est peu de chose. | |||||||||
| Les lèvres du juste dirigent beaucoup d'hommes, Et les insensés meurent par défaut de raison. | |||||||||
| C'est la bénédiction de l'Éternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d'aucun chagrin. | |||||||||
| Commettre le crime paraît un jeu à l'insensé, Mais la sagesse appartient à l'homme intelligent. | |||||||||
| Ce que redoute le méchant, c'est ce qui lui arrive ; Et ce que désirent les justes leur est accordé. | |||||||||
| Comme passe le tourbillon, ainsi disparaît le méchant ; Mais le juste a des fondements éternels. | |||||||||
| Ce que le vinaigre est aux dents et la fumée aux yeux, Tel est le paresseux pour celui qui l'envoie. | |||||||||
| La crainte de l'Éternel augmente les jours, Mais les années des méchants sont abrégées. | |||||||||
| L'attente des justes n'est que joie, Mais l'espérance des méchants périra. | |||||||||
| La voie de l'Éternel est un rempart pour l'intégrité, Mais elle est une ruine pour ceux qui font le mal. | |||||||||
| Le juste ne chancellera jamais, Mais les méchants n'habiteront pas le pays. | |||||||||
| La bouche du juste produit la sagesse, Mais la langue perverse sera retranchée. | |||||||||
| Les lèvres du juste connaissent la grâce, Et la bouche des méchants la perversité. | |||||||||
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| La balance fausse est en horreur à l'Éternel, Mais le poids juste lui est agréable. | |||||||||
| Quand vient l'orgueil, vient aussi l'ignominie ; Mais la sagesse est avec les humbles. | |||||||||
| L'intégrité des hommes droits les dirige, Mais les détours des perfides causent leur ruine. | |||||||||
| Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien ; Mais la justice délivre de la mort. | |||||||||
| La justice de l'homme intègre aplanit sa voie, Mais le méchant tombe par sa méchanceté. | |||||||||
| La justice des hommes droits les délivre, Mais les méchants sont pris par leur malice. | |||||||||
| A la mort du méchant, son espoir périt, Et l'attente des hommes iniques est anéantie. | |||||||||
| Le juste est délivré de la détresse, Et le méchant prend sa place. | |||||||||
| Par sa bouche l'impie perd son prochain, Mais les justes sont délivrés par la science. | |||||||||
| Quand les justes sont heureux, la ville est dans la joie ; Et quand les méchants périssent, on pousse des cris d'allégresse. | |||||||||
| La ville s'
Article ajouté le 2009-02-13 , consulté 20 fois Retour aux articles | |||||||||

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