Livre de Ruth / Samuel 1-2

Chapitre 1

 



Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab.


Le nom de cet homme était Élimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils s'appelaient Machlon et Kiljon ; ils étaient Éphratiens, de Bethléhem de Juda. Arrivés au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure.
Élimélec, mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils.
Ils prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa, et l'autre Ruth, et ils habitèrent là environ dix ans.
Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari.
Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain.
Elle sortit du lieu qu'elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda.
Naomi dit alors à ses deux belles-filles : Allez, retournez chacune à la maison de sa mère ! Que l'Éternel use de bonté envers vous, comme vous l'avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi !
Que l'Éternel vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d'un mari ! Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix, et pleurèrent ;
et elles lui dirent : Non, nous irons avec toi vers ton peuple.
Naomi, dit : Retournez, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ?
Retournez, mes filles, allez ! Je suis trop vieille pour me remarier. Et quand je dirais : J'ai de l'espérance ; quand cette nuit même je serais avec un mari, et que j'enfanterais des fils,
attendriez-vous pour cela qu'ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la main de l'Éternel s'est étendue contre moi.
Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle.
Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-soeur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-soeur.
Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ;
où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi !
Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances.
Elles firent ensemble le voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et lorsqu'elles entrèrent dans Bethléhem, toute la ville fut émue à cause d'elles, et les femmes disaient : Est-ce là Naomi ?
Elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout Puissant m'a remplie d'amertume.
J'étais dans l'abondance à mon départ, et l'Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi, après que l'Éternel s'est prononcé contre moi, et que le Tout Puissant m'a affligée ?
Ainsi revinrent du pays de Moab Naomi et sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléhem au commencement de la moisson des orges.

Chapitre 2

 



Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz.


Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit : Va, ma fille.
Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec.
Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Ils lui répondirent : Que l'Éternel te bénisse !
Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : A qui est cette jeune femme ?
Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit : C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.
Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison.
Boaz dit à Ruth : Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.
Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.
Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ?
Boaz lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.
Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier !
Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.
Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste.
Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,
et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.
Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.
Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna.
Sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi ! Et Ruth fit connaître à sa belle mère chez qui elle avait travaillé : L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz.
Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.
Ruth la Moabite ajouta : Il m'a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson.
Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ.
Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.

Chapitre 3

 



Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.


Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n'est-il pas notre parent ? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l'aire.
Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il ait achevé de manger et de boire.
Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire.
Elle lui répondit : Je ferai tout ce que tu as dit.
Elle descendit à l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.
Boaz mangea et but, et son coeur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha.
Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur ; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds.
Il dit : Qui es-tu ? Elle répondit : Je suis Ruth, ta servante ; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat.
Et il dit : Sois bénie de l'Éternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.
Maintenant, ma fille, ne crains point ; je ferai pour toi tout ce que tu diras ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse.
Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi.
Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin.
Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : Qu'on ne sache pas qu'une femme est entrée dans l'aire.
Et il ajouta : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville.
Ruth revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit : Est-ce toi, ma fille ? Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.
Elle dit : Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant : Tu ne retourneras pas à vide vers ta belle-mère.
Et Naomi dit : Sois tranquille, ma fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui.

Chapitre 4

 



Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta.


Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent.
Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec.
J'ai cru devoir t'en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit : je rachèterai.
Boaz dit : Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.
Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.
Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre : cela servait de témoignage en Israël.
Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier.
Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon,
et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd'hui !
Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël ! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem !
Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar !
Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils.
Les femmes dirent à Naomi : Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël !
Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.
Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde.
Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père de David.
Voici la postérité de Pérets.
Pérets engendra Hetsron ; Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ;
Amminadab engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ;
Salmon engendra Boaz ; Boaz engendra Obed ;
Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.

SAMUEL 1 ET 2

Chapitre 1

 



Il y avait un homme de Ramathaïm Tsophim, de la montagne d'Éphraïm, nommé Elkana, fils de Jeroham, fils d'Élihu, fils de Thohu, fils de Tsuph, Éphratien.


Il avait deux femmes, dont l'une s'appelait Anne, et l'autre Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne n'en avait point.
Chaque année, cet homme montait de sa ville à Silo, pour se prosterner devant l'Éternel des armées et pour lui offrir des sacrifices. Là se trouvaient les deux fils d'Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l'Éternel.
Le jour où Elkana offrait son sacrifice, il donnait des portions à Peninna, sa femme, et à tous les fils et à toutes les filles qu'il avait d'elle.
Mais il donnait à Anne une portion double ; car il aimait Anne, que l'Éternel avait rendue stérile.
Sa rivale lui prodiguait les mortifications, pour la porter à s'irriter de ce que l'Éternel l'avait rendue stérile.
Et toutes les années il en était ainsi. Chaque fois qu'Anne montait à la maison de l'Éternel, Peninna la mortifiait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait point.
Elkana, son mari, lui disait : Anne, pourquoi pleures-tu, et ne manges-tu pas ? pourquoi ton coeur est-il attristé ? Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils ?
Anne se leva, après que l'on eut mangé et bu à Silo. Le sacrificateur Éli était assis sur un siège, près de l'un des poteaux du temple de l'Éternel.
Et, l'amertume dans l'âme, elle pria l'Éternel et versa des pleurs.
Elle fit un voeu, en disant : Éternel des armées ! si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.
Comme elle restait longtemps en prière devant l'Éternel, Éli observa sa bouche.
Anne parlait dans son coeur, et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n'entendait point sa voix. Éli pensa qu'elle était ivre,
et il lui dit : Jusques à quand seras-tu dans l'ivresse ? Fais passer ton vin.
Anne répondit : Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son coeur, et je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante ; mais je répandais mon âme devant l'Éternel.
Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c'est l'excès de ma douleur et de mon chagrin qui m'a fait parler jusqu'à présent.
Éli reprit la parole, et dit : Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée !
Elle dit : Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et cette femme s'en alla. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même.
Ils se levèrent de bon matin, et après s'être prosternés devant l'Éternel, ils s'en retournèrent et revinrent dans leur maison à Rama. Elkana connut Anne, sa femme, et l'Éternel se souvint d'elle.
Dans le cours de l'année, Anne devint enceinte, et elle enfanta un fils, qu'elle nomma Samuel, car, dit-elle, je l'ai demandé à l'Éternel.
Son mari Elkana monta ensuite avec toute sa maison, pour offrir à l'Éternel le sacrifice annuel, et pour accomplir son voeu.
Mais Anne ne monta point, et elle dit à son mari : Lorsque l'enfant sera sevré, je le mènerai, afin qu'il soit présenté devant l'Éternel et qu'il reste là pour toujours.
Elkana, son mari, lui dit : Fais ce qui te semblera bon, attends de l'avoir sevré. Veuille seulement l'Éternel accomplir sa parole ! Et la femme resta et allaita son fils, jusqu'à ce qu'elle le sevrât.
Quand elle l'eut sevré, elle le fit monter avec elle, et prit trois taureaux, un épha de farine, et une outre de vin. Elle le mena dans la maison de l'Éternel à Silo : l'enfant était encore tout jeune.
Ils égorgèrent les taureaux, et ils conduisirent l'enfant à Éli.
Anne dit : Mon seigneur, pardon ! aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, je suis cette femme qui me tenais ici près de toi pour prier l'Éternel.
C'était pour cet enfant que je priais, et l'Éternel a exaucé la prière que je lui adressais.
Aussi je veux le prêter à l'Éternel : il sera toute sa vie prêté à l'Éternel. Et ils se prosternèrent là devant l'Éternel.

Chapitre 2

 



Anne pria, et dit : Mon coeur se réjouit en l'Éternel, Ma force a été relevée par l'Éternel ; Ma bouche s'est ouverte contre mes ennemis, Car je me réjouis de ton secours.


Nul n'est saint comme l'Éternel ; Il n'y a point d'autre Dieu que toi ; Il n'y a point de rocher comme notre Dieu.
Ne parlez plus avec tant de hauteur ; Que l'arrogance ne sorte plus de votre bouche ; Car l'Éternel est un Dieu qui sait tout, Et par lui sont pesées toutes les actions.
L'arc des puissants est brisé, Et les faibles ont la force pour ceinture.
Ceux qui étaient rassasiés se louent pour du pain, Et ceux qui étaient affamés se reposent ; Même la stérile enfante sept fois, Et celle qui avait beaucoup d'enfants est flétrie.
L'Éternel fait mourir et il fait vivre. Il fait descendre au séjour des morts et il en fait remonter.
L'Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève.
De la poussière il retire le pauvre, Du fumier il relève l'indigent, Pour les faire asseoir avec les grands. Et il leur donne en partage un trône de gloire ; Car à l'Éternel sont les colonnes de la terre, Et c'est sur elles qu'il a posé le monde.
Il gardera les pas de ses bien-aimés. Mais les méchants seront anéantis dans les ténèbres ; Car l'homme ne triomphera point par la force.
Les ennemis de l'Éternel trembleront ; Du haut des cieux il lancera sur eux son tonnerre ; L'Éternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à son roi, Et il relèvera la force de son oint.
Elkana s'en alla dans sa maison à Rama, et l'enfant fut au service de l'Éternel devant le sacrificateur Éli.
Les fils d'Éli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l'Éternel.
Et voici quelle était la manière d'agir de ces sacrificateurs à l'égard du peuple. Lorsque quelqu'un offrait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur arrivait au moment où l'on faisait cuire la chair. Tenant à la main une fourchette à trois dents,
il piquait dans la chaudière, dans le chaudron, dans la marmite, ou dans le pot ; et tout ce que la fourchette amenait, le sacrificateur le prenait pour lui. C'est ainsi qu'ils agissaient à l'égard de tous ceux d'Israël qui venaient là à Silo.
Même avant qu'on fît brûler la graisse, le serviteur du sacrificateur arrivait et disait à celui qui offrait le sacrifice : Donne pour le sacrificateur de la chair à rôtir ; il ne recevra de toi point de chair cuite, c'est de la chair crue qu'il veut.
Et si l'homme lui disait : Quand on aura brûlé la graisse, tu prendras ce qui te plaira, le serviteur répondait : Non ! tu donneras maintenant, sinon je prends de force.
Ces jeunes gens se rendaient coupables devant l'Éternel d'un très grand péché, parce qu'ils méprisaient les offrandes de l'Éternel.
Samuel faisait le service devant l'Éternel, et cet enfant était revêtu d'un éphod de lin.
Sa mère lui faisait chaque année une petite robe, et la lui apportait en montant avec son mari pour offrir le sacrifice annuel.
Éli bénit Elkana et sa femme, en disant : Que l'Éternel te fasse avoir des enfants de cette femme, pour remplacer celui qu'elle a prêté à l'Éternel ! Et ils s'en retournèrent chez eux.
Lorsque l'Éternel eut visité Anne, elle devint enceinte, et elle enfanta trois fils et deux filles. Et le jeune Samuel grandissait auprès de l'Éternel.
Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l'égard de tout Israël ; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.
Il leur dit : Pourquoi faites-vous de telles choses ? car j'apprends de tout le peuple vos mauvaises actions.
Non, mes enfants, ce que j'entends dire n'est pas bon ; vous faites pécher le peuple de l'Éternel.
Si un homme pèche contre un autre homme, Dieu le jugera ; mais s'il pèche contre l'Éternel, qui intercédera pour lui ? Et ils n'écoutèrent point la voix de leur père, car l'Éternel voulait les faire mourir.
Le jeune Samuel continuait à grandir, et il était agréable à l'Éternel et aux hommes.
Un homme de Dieu vint auprès d'Éli, et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Ne me suis-je pas révélé à la maison de ton père, lorsqu'ils étaient en Égypte dans la maison de Pharaon ?
Je l'ai choisie parmi toutes les tribus d'Israël pour être à mon service dans le sacerdoce, pour monter à mon autel, pour brûler le parfum, pour porter l'éphod devant moi, et j'ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices consumés par le feu et offerts par les enfants d'Israël.
Pourquoi foulez-vous aux pieds mes sacrifices et mes offrandes, que j'ai ordonné de faire dans ma demeure ? Et d'où vient que tu honores tes fils plus que moi, afin de vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d'Israël, mon peuple ?
C'est pourquoi voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël : J'avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l'Éternel, loin de moi ! Car j'honorerai celui qui m'honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.
Voici, le temps arrive où je retrancherai ton bras et le bras de la maison de ton père, en sorte qu'il n'y aura plus de vieillard dans ta maison.
Tu verras un adversaire dans ma demeure, tandis qu'Israël sera comblé de biens par l'Éternel ; et il n'y aura plus jamais de vieillard dans ta maison.
Je laisserai subsister auprès de mon autel l'un des tiens, afin de consumer tes yeux et d'attrister ton âme ; mais tous ceux de ta maison mourront dans la force de l'âge.
Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées ; ils mourront tous les deux le même jour.
Je m'établirai un sacrificateur fidèle, qui agira selon mon coeur et selon mon âme ; je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint.
Et quiconque restera de ta maison viendra se prosterner devant lui pour avoir une pièce d'argent et un morceau de pain, et dira : Attache-moi, je te prie, à l'une des fonctions du sacerdoce, afin que j'aie un morceau de pain à manger.

Chapitre 3

 



Le jeune Samuel était au service de l'Éternel devant Éli. La parole de l'Éternel était rare en ce temps-là, les visions n'étaient pas fréquentes.


En ce même temps, Éli, qui commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir, était couché à sa place,
la lampe de Dieu n'était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l'Éternel, où était l'arche de Dieu.
Alors l'Éternel appela Samuel. Il répondit : Me voici !
Et il courut vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli répondit : Je n'ai point appelé ; retourne te coucher. Et il alla se coucher.
L'Éternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli répondit : Je n'ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.
Samuel ne connaissait pas encore l'Éternel, et la parole de l'Éternel ne lui avait pas encore été révélée.
L'Éternel appela de nouveau Samuel, pour la troisième fois. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli comprit que c'était l'Éternel qui appelait l'enfant,
et il dit à Samuel : Va, couche-toi ; et si l'on t'appelle, tu diras : Parle, Éternel, car ton serviteur écoute. Et Samuel alla se coucher à sa place.
L'Éternel vint et se présenta, et il appela comme les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute.
Alors l'Éternel dit à Samuel : Voici, je vais faire en Israël une chose qui étourdira les oreilles de quiconque l'entendra.
En ce jour j'accomplirai sur Éli tout ce que j'ai prononcé contre sa maison ; je commencerai et j'achèverai.
Je lui ai déclaré que je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu'il les ait réprimés.
C'est pourquoi je jure à la maison d'Éli que jamais le crime de la maison d'Éli ne sera expié, ni par des sacrifices ni par des offrandes.
Samuel resta couché jusqu'au matin, puis il ouvrit les portes de la maison de l'Éternel. Samuel craignait de raconter la vision à Éli.
Mais Éli appela Samuel, et dit : Samuel, mon fils ! Il répondit : Me voici !
Et Éli dit : Quelle est la parole que t'a adressée l'Éternel ? Ne me cache rien. Que Dieu te traite dans toute sa rigueur, si tu me caches quelque chose de tout ce qu'il t'a dit !
Samuel lui raconta tout, sans lui rien cacher. Et Éli dit : C'est l'Éternel, qu'il fasse ce qui lui semblera bon !
Samuel grandissait. L'Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles.
Tout Israël, depuis Dan jusqu'à Beer Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l'Éternel.
L'Éternel continuait à apparaître dans Silo ; car l'Éternel se révélait à Samuel, dans Silo, par la parole de l'Éternel.

Chapitre 4

 



La parole de Samuel s'adressait à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins, pour combattre. Ils campèrent près d'Ében Ézer, et les Philistins étaient campés à Aphek.


Les Philistins se rangèrent en bataille contre Israël, et le combat s'engagea. Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent sur le champ de bataille environ quatre mille hommes.
Le peuple rentra au camp, et les anciens d'Israël dirent : Pourquoi l'Éternel nous a-t-il laissé battre aujourd'hui par les Philistins ? Allons chercher à Silo l'arche de l'alliance de l'Éternel ; qu'elle vienne au milieu de nous, et qu'elle nous délivre de la main de nos ennemis.
Le peuple envoya à Silo, d'où l'on apporta l'arche de l'alliance de l'Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d'Éli, Hophni et Phinées, étaient là, avec l'arche de l'alliance de Dieu.
Lorsque l'arche de l'alliance de l'Éternel entra dans le camp, tout Israël poussa de grands cris de joie, et la terre en fut ébranlée.
Le retentissement de ces cris fut entendu des Philistins, et ils dirent : Que signifient ces grands cris qui retentissent dans le camp des Hébreux ? Et ils apprirent que l'arche de l'Éternel était arrivée au camp.
Les Philistins eurent peur, parce qu'ils crurent que Dieu était venu dans le camp. Malheur à nous ! dirent-ils, car il n'en a pas été ainsi jusqu'à présent.
Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de plaies dans le désert.
Fortifiez-vous et soyez des hommes, Philistins, de peur que vous ne soyez asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis ; soyez des hommes et combattez !
Les Philistins livrèrent bataille, et Israël fut battu. Chacun s'enfuit dans sa tente. La défaite fut très grande, et il tomba d'Israël trente mille hommes de pied.
L'arche de Dieu fut prise, et les deux fils d'Éli, Hophni et Phinées, moururent.
Un homme de Benjamin accourut du champ de bataille et vint à Silo le même jour, les vêtements déchirés et la tête couverte de terre.
Lorsqu'il arriva, Éli était dans l'attente, assis sur un siège près du chemin, car son coeur était inquiet pour l'arche de Dieu. A son entrée dans la ville, cet homme donna la nouvelle, et toute la ville poussa des cris.
Éli, entendant ces cris, dit : Que signifie ce tumulte ? Et aussitôt l'homme vint apporter la nouvelle à Éli.
Or Éli était âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, il avait les yeux fixes et ne pouvait plus voir.
L'homme dit à Éli : J'arrive du champ de bataille, et c'est du champ de bataille que je me suis enfui aujourd'hui. Éli dit : Que s'est-il passé, mon fils ?
Celui qui apportait la nouvelle dit en réponse : Israël a fui devant les Philistins, et le peuple a éprouvé une grande défaite ; et même tes deux fils, Hophni et Phinées, sont morts, et l'arche de Dieu a été prise.
A peine eut-il fait mention de l'arche de Dieu, qu'Éli tomba de son siège à la renverse, à côté de la porte ; il se rompit la nuque et mourut, car c'était un homme vieux et pesant. Il avait été juge en Israël pendant quarante ans.
Sa belle-fille, femme de Phinées, était enceinte et sur le point d'accoucher. Lorsqu'elle entendit la nouvelle de la prise de l'arche de Dieu, de la mort de son beau-père et de celle de son mari, elle se courba et accoucha, car les douleurs la surprirent.
Comme elle allait mourir, les femmes qui étaient auprès d'elle lui dirent : Ne crains point, car tu as enfanté un fils ! Mais elle ne répondit pas et n'y fit pas attention.
Elle appela l'enfant I Kabod, en disant : La gloire est bannie d'Israël ! C'était à cause de la prise de l'arche de Dieu, et à cause de son beau-père et de son mari.
Elle dit : La gloire est bannie d'Israël, car l'arche de Dieu est prise !

Chapitre 5

 



Les Philistins prirent l'arche de Dieu, et ils la transportèrent d'Ében Ézer à Asdod.


Après s'être emparés de l'arche de Dieu, les Philistins la firent entrer dans la maison de Dagon et la placèrent à côté de Dagon.
Le lendemain, les Asdodiens, qui s'étaient levés de bon matin, trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l'arche de l'Éternel. Ils prirent Dagon, et le remirent à sa place.
Le lendemain encore, s'étant levés de bon matin, ils trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l'arche de l'Éternel ; la tête de Dagon et ses deux mains étaient abattues sur le seuil, et il ne lui restait que le tronc.
C'est pourquoi jusqu'à ce jour, les prêtres de Dagon et tous ceux qui entrent dans la maison de Dagon à Asdod ne marchent point sur le seuil.
La main de l'Éternel s'appesantit sur les Asdodiens, et il mit la désolation parmi eux ; il les frappa d'hémorroïdes à Asdod et dans son territoire.
Voyant qu'il en était ainsi, les gens d'Asdod dirent : L'arche du Dieu d'Israël ne restera pas chez nous, car il appesantit sa main sur nous et sur Dagon, notre dieu.
Et ils firent chercher et assemblèrent auprès d'eux tous les princes des Philistins, et ils dirent : Que ferons-nous de l'arche du Dieu d'Israël ? Les princes répondirent : Que l'on transporte à Gath l'arche du Dieu d'Israël. Et l'on y transporta l'arche du Dieu d'Israël.
Mais après qu'elle eut été transportée, la main de l'Éternel fut sur la ville, et il y eut une très grande consternation ; il frappa les gens de la ville depuis le petit jusqu'au grand, et ils eurent une éruption d'hémorroïdes.
Alors ils envoyèrent l'arche de Dieu à Ékron. Lorsque l'arche de Dieu entra dans Ékron, les Ékroniens poussèrent des cris, en disant : On a transporté chez nous l'arche du Dieu d'Israël, pour nous faire mourir, nous et notre peuple !
Et ils firent chercher et assemblèrent tous les princes des Philistins, et ils dirent : Renvoyez l'arche du Dieu d'Israël ; qu'elle retourne en son lieu, et qu'elle ne nous fasse pas mourir, nous et notre peuple. Car il y avait dans toute la ville une terreur mortelle ; la main de Dieu s'y appesantissait fortement.
Les gens qui ne mouraient pas étaient frappés d'hémorroïdes, et les cris de la ville montaient jusqu'au cie

Chapitre 6

 



L'arche de l'Éternel fut sept mois dans le pays des Philistins.


Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins, et ils dirent : Que ferons-nous de l'arche de l'Éternel ? Faites-nous connaître de quelle manière nous devons la renvoyer en son lieu.
Ils répondirent : Si vous renvoyez l'arche du Dieu d'Israël, ne la renvoyez point à vide, mais faites à Dieu un sacrifice de culpabilité ; alors vous guérirez, et vous saurez pourquoi sa main ne s'est pas retirée de dessus vous.
Les Philistins dirent : Quelle offrande lui ferons-nous ? Ils répondirent : Cinq tumeurs d'or et cinq souris d'or, d'après le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous tous et sur vos princes.
Faites des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez gloire au Dieu d'Israël : peut-être cessera-t-il d'appesantir sa main sur vous, sur vos dieux, et sur votre pays.
Pourquoi endurciriez-vous votre coeur, comme les Égyptiens et Pharaon ont endurci leur coeur ? N'exerça-t-il pas ses châtiments sur eux, et ne laissèrent-ils pas alors partir les enfants d'Israël ?
Maintenant, faites un char tout neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n'aient point porté le joug ; attelez les vaches au char, et ramenez à la maison leurs petits qui sont derrière elles.
Vous prendrez l'arche de l'Éternel, et vous la mettrez sur le char ; vous placerez à côté d'elle, dans un coffre, les objets d'or que vous donnez à l'Éternel en offrande pour le péché ; puis vous la renverrez, et elle partira.
Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière vers Beth Schémesch, c'est l'Éternel qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n'est pas sa main qui nous a frappés, mais que cela nous est arrivé par hasard.
Ces gens firent ainsi. Ils prirent deux vaches qui allaitaient et les attelèrent au char, et ils enfermèrent les petits dans la maison.
Ils mirent sur le char l'arche de l'Éternel, et le coffre avec les souris d'or et les figures de leurs tumeurs.
Les vaches prirent directement le chemin de Beth Schémesch ; elles suivirent toujours la même route en mugissant, et elles ne se détournèrent, ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu'à la frontière de Beth Schémesch.
Les habitants de Beth Schémesch moissonnaient les blés dans la vallée ; ils levèrent les yeux, aperçurent l'arche, et se réjouirent en la voyant.
Le char arriva dans le champ de Josué de Beth Schémesch, et s'y arrêta. Il y avait là une grande pierre. On fendit le bois du char, et l'on offrit les vaches en holocauste à l'Éternel.
Les Lévites descendirent l'arche de l'Éternel, et le coffre qui était à côté d'elle et qui contenait les objets d'or ; et ils posèrent le tout sur la grande pierre. Les gens de Beth Schémesch offrirent en ce jour des holocaustes et des sacrifices à l'Éternel.
Les cinq princes des Philistins, après avoir vu cela, retournèrent à Ékron le même jour.
Voici les tumeurs d'or que les Philistins donnèrent à l'Éternel en offrande pour le péché : une pour Asdod, une pour Gaza, une pour Askalon, une pour Gath, une pour Ékron.
Il y avait aussi des souris d'or selon le nombre de toutes les villes des Philistins, appartenant aux cinq chefs, tant des villes fortifiées que des villages sans murailles. C'est ce qu'atteste la grande pierre sur laquelle on déposa l'arche de l'Éternel, et qui est encore aujourd'hui dan

Article ajouté le 2009-02-12 , consulté 17 fois

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